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Acte I scène 1 || Feat. Mischa

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MessageSujet: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Ven 23 Oct - 16:25



Ô roi !


Feat Mischa J. Rusianov

Je marche, pensive. Je ne vois pas vraiment le paysage qui se dessine autour de moi mais mets pieds ignorent le caractère délabré du sol. La rue Molière s’étend devant moi autant qu’elle le fait derrière, délabrée, dévasté et pourtant pure de tout changement depuis longtemps. Je ne sais pourquoi mais je me sens bien en travers ce quartier abandonné. Une hypothèse ? Peut être est-ce l’immobilité paisible qui empli le paysage maintenant que la destruction a fait son œuvre. J’imagine certainement que le monde  atteindra une telle perfection une fois mes frères et sœurs libérés et notre travail accompli. Cette simple idée fait apparaitre un sourire paisible sur mes lèvres.

Perdu dans mes pensées je manque de trébucher sur un reste de pancarte, symbole d’un commerce éteint. Le panneau métallique arbore un personnage à mi chemin entre un porc, un enfant et un chef cuisinier ainsi qu’un début de mot incompréhensible maintenant que le reste de son être lui a été enlevé. Je n’étais pas comme lui, sans parler du porc, même une fois séparée du reste de mon existence j’ai retrouvé un but, une fonction, une vie. Et aujourd’hui je me tiens debout et pourtant c’est lui qui manque de me faire tomber. Dans un geste à la fois lent et empreint de violence j’enfonce mon pied sur la pancarte, provoquant un crissement métallique horrible. Je souris, satisfaite.

Je continue ma marche tout en pensant à ma fameuse mission, libérer les miens. Cela fait bien deux millénaire que j’erre en ce monde et je n’ai toujours pas trouvé la moindre piste pour l’accomplir. Quoique, non je suis trop pessimiste. J’ai bel et bien découvert que des mortels pouvaient avoir un don lié aux divinités qui veillent sur leur peuple ce qui n’était pas rien. Mais depuis ? Aucun n’avait eut une puissance suffisante jusqu'à maintenant. Mes pensées dérivent lentement vers les dieux et je ne peux pas m’empêcher de bouillir intérieurement en imaginant que mon géniteur choisit un mortel comme vecteur de sa puissance.

Je secoue la tête, il ne faut pas penser à ça, il faut que je me reconcentre sur le paysage autour de moi, que je m’intéresse à ce quartier. C’est pour cette raison que je pénètre dans la carcasse du vieux théâtre. L’aspect délabré et le peu de lumière qui pénètre depuis le toit à moitié éventré dans un aspect fantomatique à la scène. J’évite les poutres au sol, arrive à me trouver un siège encore en place et m’installe dessus et dépose mon sac à son pied. Je ferme les yeux et imagine à quoi pouvait bien ressembler l’édifice avant sa destruction. Comme un film que l’on rembobine les sièges reformaient des lignes propres, les couleurs ternies reprenaient leur feu d’antan, la scène se trouvait illuminée et Hernani adresse avec véhémence son monologue à un roi Don Carlos fictif.

Oui, l’œuvre de Victor Hugo me semblait particulièrement appréciable, d’autant plus que si vous aviez été aux premières représentations publiques vous aussi vous auriez trouvé cela assez amusant. Avec ou sans le recul du temps. Soudainement un bruit étranger interrompt ma scène de théâtre et le paysage retrouve son apparence délabré. Je ne parle pas mais mes yeux restent à l’affut du barbare qui a osé me déranger.


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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Dim 1 Nov - 9:54



Occurrens


Feat Lyssa Cyrene

Les doigts agrippèrent le tissu rêche, tirant dessus pour libérer le visage captif qui se cachait sous le masque. Les traits légèrement hâlés par le soleil de Mischa apparurent et le jeune homme prit une inspiration alors qu'il faisait glisser la pièce de tissu lui servant à camoufler son visage et faisait remonter ses lunettes sur son crâne afin de les faire passer par-dessus et de les ôter. Pfiou. Il s'en était sorti. “La prochaine fois tu prendras peut-être la peine de faire une reconnaissance supplémentaire. Histoire de t'assurer qu'il n'y a pas une armée entière qui se dissimule pour te tendre un piège.” gronda une voix puissante mais féminine dans son esprit, que lui seul pouvait entendre, à la tournure accusatrice. Le russe ria un peu, se laissant choir contre un pan de mur solitaire de ce qui  était autrefois la rue Molière. Il se laissa glisser au sol, désireux de profiter qu'il n'était plus poursuivit pour se reposer quelques minutes.

« Allez Bast' ne réagit pas si négativement Tu sais comment ça se passe et puis, on s'en est sorti, comme d'habitude, ahah ! » rétorqua Mischa, à voix haute ce qui, en public, le faisait toujours passer pour un fou ou un schizophrène – enfin pour les non-accoutumés aux dotés du moins. On était à Laurel après tout.

La déesse égyptienne émit un claquement de langue, mais devait cependant avouer à contrecœur qu'il avait raison. Puisqu'ils s'en étaient sorti, comme à chaque fois grâce à l'ange gardien du Russianov, et que leurs poursuivants – des criminels du quartier chinois qui apparemment s'étaient fait voler une partie de leur territoire par le groupe de Nikolaevich et avaient donc voulu s'en prendre au neveu. Sans doute avaient-ils crû qu'ils pourraient l'enlever et réclamer une rançon ou faire pression su le maffieux, ces idiots...

Mischa se redressa. Ses pas l'avaient mené jusqu'à la ville abandonnée. Il connaissait assez bien les environs depuis le temps qu'il traînait dans le coin et les bâtiments désaffectés offraient des planques idéales quand besoin s'en faisait sentir, de même que le dédale de ruelles fantômes et les rumeurs circulant sur cet endroit dissuadaient souvent les poursuivants de se lancer à ses trousses une fois parvenu jusqu'ici. Le jeune homme lui, se fichait bien de tout cela, n'ayant de plus pas connu l'attaque des araignées géantes. Et même si ce fut le cas, Bastet doutait que cela le dissuade pour autant, sachant quelles horreurs il avait traversé durant sa jeunesse. Ce n'était pas quelques arachnides qui allaient lui faire peur.

Tandis que son hôte se relevait et décidait de travers la ville abandonnée pour en ressortir par un autre accès et s'assurer définitivement qu'il n'était plus poursuivit, la déesse réfléchissait. Cela allait faire trois années humaines qu'elle et Mischa cohabitaient. L'équivalent d'un grain de poussière à peine dans l'existence d'une immortelle comme elle. Bastet était plus vieille que le temps lui-même, un siècle même n'était pour elle qu'un souffle. Néanmoins, elle devait avoue que ces trois ans furent riches en émotion. Elle avait plus apprit sur les humains, plongée directement en leur société – et même en l'un représentant de cette espèce – qu'en ses millénaires passé avec les autres dieux. Ce fut... instructif. Et divertissant, même si Mischa était un hôte désespérant parfois – souvent.

Le slave redressa soudain la tête, humant l'air à plusieurs reprises. Une odeur, inconnue et surtout étrange, lui parvenait, proche. La divinité égyptienne n'y prêtait pas attention, plongée dans ses propres souvenirs – l'unique chose qui lui restait et demeurait à elle, et uniquement elle – jusqu'à ce qu'il lui parle.

« Hm ? Eh, Bast'. Y a quelqu'un. Dans l'ancien théâtre. J'vais voir ! »

La déesse chat dressa les oreilles et fit claquer ses crocs. “Mischa ! La prudence, bon sang.” le sermonna-t-elle comme une mère à son enfant. Mais il n'écoutait pas et s'était déjà enfoncé dans les tréfonds du théâtre abandonné de tous. Les débris et la poussière accumulée crissèrent sous ses pieds alors qu'il s'engageait à l'intérieur. En son sein, Bastet frissonna. Elle avait un mauvais pressentiment. Qui s'accentua quand le regard de Jude se posa, au détour d'un siège dont la mousse censée le rembourrer s'échappait par les larges déchirures, sur une silhouette féminine. Ses moustaches frémirent. “Enfant, allons-nous en.

Mais il n'écoutait pas, souriant à demi.

« Eh bien, je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un d'autre ici. On s'est perdue, demoiselle, ou bien une envie de venir admirer les effets du temps sur ces édifices ? »



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Dernière édition par Mischa J. Russianov le Mer 10 Fév - 19:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Jeu 24 Déc - 14:44



Ô roi !


Feat Mischa J. Rusianov

Mon regard parcourais le paysage qui m’entourait, passant tout d’abord sur la scène, puis le champs de sièges délabrés pour achever son voyage sur l’entré du vieux théâtre que j’avais emprunté quelques minutes auparavant. Je m’attendais à découvrir un humain mal vêtu, à l’allure de barbare comme l’on en voit uniquement dans les recoins les plus sombres de la ville ou dans ses bars les plus mal famés. Le vérité était tout autre. A vrai dire à ce moment je m’attendais certainement à tout sauf à ce qui se présentait.

Certain aurait certainement remarqué dans un premier temps le visage d’ange de celui qui se tenait dans le cadre de l’entré, le masque qu’il tenait à bout de bras, la blond étincelant de ses cheveux ou bien son sourire d’attardé. Il n’en fut rien pour moi car au moment ou mon regard se posais sur lui j’ai ressenti cette oppressante sensation d’être face à un ennemi héréditaire. Mais cela ne venait pas du mortel, quelqu’un comme moi ne peut être menacé par un humain, mais de la divine aura qui l’entourait.

Pendant un instant je restais immobile sans vraiment avoir conscience de ce qui se passait autour de moi. Peut être mon teint était-il devenu subitement livide et mes mains tremblotante comme ces victimes que l’on voit dans les films et autres émissions de nos jours. Sans prêter attention aux paroles du nouveau venu je soulevait lentement ma main afin de l’observer, savoir si c’était véritablement en train d’arriver. En la voyant, fine, gracile et plus immobile que jamais je laissait échapper un soupir de soulagement.

J’avais eut peur, pendant un instant, et cette émotion si forte était tellement nouvelle pour moi que je m’étais mise à redouter le fait de craindre quelque chose. Je pourrai admettre à postériori que cette rencontre m’a appris quelque chose de nouveau, mais sur l’instant je ne me suis pas accordé ce moment de réflexion. Une fois que la peur instinctive s’était effacé elle avait laissé place à un sentiment bien plus caractéristique de ma personne : la colère. Une colère contenue, certes, mais tout de même exacerbé par la désagréable impression que je ressentait face à cette nouvelle aura.

« Qui es-tu ? » ma voix était froide et mon visage fermé contrastait grandement avec le manque de sérieux flagrant de mon interlocuteur. « Non ne répond pas à cette question, je n’en ai rien à faire. A l’évidence tu es un simple jeune homme perdu qui aborde une femme isolé dans un lieu délabré sans aucune crainte dans une ville et à une époque ou tout le monde est une potentielle menace pour ta vie. »

Je m’étais légèrement baissé afin de ramasser mon sac et observer par pur réflexe l’heure sur ma montre à gousset accroché à l’intérieur. Le temps, à ce moment précis, n’avait aucune importance mais je dois avouer que malgré des siècle passé en ce monde j’avais toujours du mal à comprendre son flot continu. C’était une sorte de prise à laquelle je me reprochait afin de rester au mieux dans mon rôle de bibliothécaire.

« Non, la véritable question est bien différente. Comme je suis polie avant de la poser je vais te répondre. »

Ma voix n’était pas plus conciliante mais je me résignais à ne pas mettre le feu aux poudre instantanément. Peut être me trompais-je et que cette impression n’avait été qu’une coïncidence et que je devenais quelque peu paranoïaque ? Mais je devais avouer ne pas y croire plus de quelques secondes.

« Non, je ne me suis pas perdu. Je déambulait dans le quartier avant de m’intéresser aux ravages du temps sur cet édifice. » je laissais un court temps de pause afin de lui permettre d’assimiler l’information avant de reprendre, la voix plus froide que jamais. « Qui est-ce ? Le dieu qui t’a béni ou qui accompagne chacun de tes faits et geste je veux dire. »

Oui j’avais été directe. Oui cela n’étais pas vraiment finement joué mais je voulais être rapidement fixé sur la situation, le plus vite possible. Et de toute façon cela faisait bien longtemps que je n’avais pas débarrasser ce monde d’un élu divin, il fallait au moins que je sache quel nom ajouter à ma liste.


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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Sam 16 Jan - 16:26



Occurrens


Feat Lyssa Cyrene

Un frisson remonta l'échine de Mischa. Mais ce n'était pas de son fait. C'était Bastet, en lui, qui avait tremblé en voyant la jeune fille à traverse ses yeux. Le slave ne comprit pas la réaction de la déesse, mais elle ne semblait pas non plus être sûre d'elle sur le pourquoi de ce sentiment, comme si elle pressentait que quelque chose n'allait pas.

Le Russianov aussi, bien qu'il ne laissait rien paraître afin de ne pas trahir les tourments intérieurs de la femme-chat ni l'existence de cette dernière dans sons esprit. Il se contenta de détailler la demoiselle qu'il venait de héler. Une carrure svelte, des boucles brunes, elle est indéniablement très jolie. On ne l'associerait pas d'emblée au mot “danger” en la voyant, mais s'il y a bien une chose que Mischa avait apprit avec le temps et plus encore depuis qu'il était à Laurel, c'est que les choses qui semblent le plus inoffensives le sont rarement en réalité.

Bastet, dans sa prison mentale, ne se calmait pas. Au contraire. “Il faut partir. Ce n'est pas un humain, Mischa. Elle est dangereuse”. Ça, il l'avait déjà plus ou moins deviné. Mais cela ne lui disait pas ce que cette fille était derrière son apparence somme toute assez banale. La déesse secoua la tête. “Je n'en suis pas encore sûre... si je n'étais pas dans ta tête, je pourrais identifier plus aisément sa nature, mais ici, mes pouvoirs demeurent très limités et affaiblis” ; et par son Divin Père, qu'elle détestait cela. Cette sensation de faiblesse, d'impuissance.

Elle était Bastet, la déesse égyptienne au double visage, fille de Râ le dieu soleil. On lui vouait un culte, on faisait des fêtes en son honneur, on la vénérait autant qu'on craignait ses colères. Et maintenant, après s'être fait enfermée dans un sanctuaire pendant des siècles, voilà qu'elle se retrouvait enchainée à un vulgaire humain qui empruntait ses pouvoirs, sans pouvoir les utiliser à ne serait-ce que la moitié de ses pleines capacités. C'était ridicule.

La fille se mit à parler, d'un ton froid. Agressif. La remarque sur “les menaces” qui l'attendent à chaque détour de chemin fait sourire Mischa en coin. Si elle savait, combien de fois il avait manqué de mourir. Le simple fait de vivre était un danger en soi. Il n'ajouta cependant rien, attendant la suite. Bastet aussi, sa queue fouettant nerveusement l'air.

La question survint enfin. Surprenante. Le Russianov se tendit aussitôt. Qui qu'elle soit, cette fille savait pour Bastet. Ou du moins la nature de ses pouvoirs. Sans doute était-ce sa capacité. Il se redressa un peu, sur ses gardes.

« Comment tu le sais ? Et pourquoi je te le dirais, qu'est-ce que cela t'apporterais de savoir ça ? »  

Il fit quelques pas sur le côté, la jaugeant du regard. Quelque chose lui disait qu'effectivement, cette rencontre n'allait pas se solder sans un peu de casse. Mischa songea à André. Finalement, ils ne se verraient pas ce soir pour prendre une vodka et voir un film.

« Et généralement, avant de demander l'identité de quelqu'un, on décline la sienne. Qui, ou quoi, que tu sois. »

Les yeux de Mischa se mirent à briller d'un éclat prédateur, les pupilles dorées fendues. Quant au mauvais pressentiment de Bastet, il ne cessait de croître. Se pourrait-il que ses vieux démons d'antan soient revenus, littéralement, la hanter ? Elle priait pour que non. Car si ses craintes se révélaient réelles, les chances que Jude batte ce genre de monstruosités étaient faibles.


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Dernière édition par Mischa J. Russianov le Mer 10 Fév - 19:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Dim 24 Jan - 11:08



Ô roi !


Feat Mischa J. Rusianov

Un léger sourire naquit sur mes lèvres. Il se méfiait, il s’était tendu, il ne savait pas, peut être une voix divine lui susurrait-elle a l’oreille d’être prudent mais pour le moment il ne comprenait pas. Voir ainsi les mortels s’engager dans un pseudo affrontement du regard m’a toujours procuré une grande satisfaction même si je ne saurai expliquer exactement pourquoi. Dans tous les cas sa réponse ne se cachait pas de son lien avec une divine existence, bien, si il y a bien une chose qui m’était désagréable c’était le fait de nier une évidence. Nombreux étaient les élus à vouloir cacher leur nature mais mes yeux ne pouvaient être trompés et à ce moment précis, alors que le jeune homme blond semblait me jauger du regard, je ne pouvais faire disparaitre cette horripilante aura. Seule sa mort m’en délivrerait.

« Je le vois, rayonnant autour de toi comme si tout ce qu’il désirait était d’attirer l’attention. »

A bien y réfléchir tous les dieux, peut importe les époques ou les lieux n’étaient qu’arrogance, égocentrisme et une avidité sans fin pour les regards dévots qui se posaient sur leur autels. Leur unique but étaient d’être vénéré et si jamais leurs fidèles se détournaient de leur sainte existence ils n’avaient rien de mieux à faire que de déchainer leur colère. La carotte et le bâton. Donne au mortel un bref instant de joie dans sa vie et il sera capable de supporter les neuf coups qui suivront. Cette simple pensée me dégoutait au plus haut point surtout si l’on imagine qu’il y a bien longtemps, à une époque oubliée de tous, j’étais le bâton.

« Qui ne serait pas curieux de savoir quelle divinité accompagne un jeune homme tel que toi ? »

La jalousie. Voilà un sentiment bien connu des mortels et que je n’éprouvait qu’en faisant face à un élu. Pourquoi avoir abandonné mes frères et soeurs au profits d’être aussi fragile et éphémère que les humains ? Pourquoi les enfermer après les avoir utilisé comme de vulgaire outils ? Je me posais cette question tout en sachant pertinemment la réponse, une réponse qui me remplissait d’orgueil. Nous étions sa plus grande erreur mais aussi sa plus grande création si bien qu’il ne pouvait nous détruire. Seul le temps nous dira si l’inverse est envisageable.

Mon sourire s’agrandit en voyant les yeux du mortel s’illuminer comme deux topazes incandescentes. Jamais je remettrai en question le talent indéniable des dieux pour donner à leur création un certain charisme, après tout c’est une qualité nécessaire pour subjuguer les masses, mais dans la situation présente cela voulait simplement dire qu’il n’était pas prêt à me donner une réponse convenable. Mais surtout qu’il s’apprêtait à me faire face.

« Lorsque l’on a nulle envie de répondre, on se tait. »

Ce fut certainement ma dernière phrase pseudo-amicale de cette rencontre, ma patience arrivait à son terme et ce jeune homme comprenait aisément que je n’avait aucune intention altruiste à son égard. Je glissait lentement ma main dans mon sac afin d’en sortir mon colt, chargé en toute circonstance, avant de mettre en joue ma future victime. Je me doutait que lui tirer quelques balles n’allait pas être efficace mais c’était un bon moyen pour conserver de la distance entre nous deux afin de ne pas me mettre en danger trop précipitamment. Le silence règne quelques seconde avant de se faire briser par la détonation de la balle quittant le canon, bientôt suivit par ses cinq soeurs.

Le silence de nouveau roi ne fut perturber que par le bruit des douilles cliquetant sur le sol. Je perd des yeux le blond quelques instant le temps de glisser dans le barillet de nouvelle balle avant de balayer la salle délabrée de mon regard froid. Peu importe ou il se trouvait, il n’avait nul part ou se cacher.

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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Mer 10 Fév - 19:01



Occurrens


Feat Lyssa Cyrene

Les choses commençaient à devenir tendues. L'air se chargeait peu à peu d'électricité entre les deux protagonistes, l'une se tenant sur la scène délabrée tandis que l'autre lui faisait face, quelques pas plus loin, auprès d'une colonne tombant en morceau et au pied envahit de lierre grimpant. La jeune femme se faisait insistante. Elle voulait savoir, elle voulait qu'il lâche enfin le nom de sa divinité, qu'il avoue qu'il était l'hôte de Bastet. Pourquoi, il se le demandait bien. Cette obsession pour les dieux, que cachait-elle ? Probablement rien de bien agréable. Il doutait voir l'admiration et l'envie si jamais il venait à lâcher le nom de la déesse chat. Cette mystérieuse demoiselle semblait plutôt ne guère porter les Touts-Puissants dans son estime.

C'est pourquoi il ne le dirait pas. Pas tout de suite du moins. Mischa avait besoin de gagner du temps. Un sourire étira ses lèvres. Taquin, joueur. Ce même sourire qu'il abordait quand il était sur le point de se plonger volontairement dans des ennuis, flirtant avec le danger et le risque comme un adolescent volage.

« Essaies donc de deviner alors. »

Elle refusa de donner son nom, sa nature. Elle ne lui dirait rien de toutes manières, ou en tout cas pas avec des mots. Soit. Elle n'aurait pas son identité non plus dans ce cas. La prudence était de mise tant que Mischa ne savait pas à quoi il faisait face. “Reste sur tes gardes” souffla Bastet en son intérieur. Mais elle n'avait besoin de le lui dire, il était tout concentré sur les moindres mouvements de la jeune femme. Il avait l'impression de sentir des crépitements de la tension autour d'eux sur sa peau. Ses muscles s'étaient bandés inconsciemment et sous ses lèvres, il pouvait sentir que ses canines s'étaient allongées, autre manifestation physique qu'il laissait un peu du pouvoir de Bastet s'écouler. Mischa ne voyait pas l'aura divine dont la femme face à lui parlait tout à l'heure, mais il devinait qu'elle devait gagner en intensité et s'étendre maintenant qu'il ramenait ses pouvoirs à la surface.

Ce fut elle qui lança les hostilités. Avec une lenteur et des gestes calculés, presque suaves, la jeune femme sortit un pistolet – colt, arme ancienne, très, six balles dans le chargeur. Elle visa et tira avec l'assurance de celle qui pratique ce genre d'activité depuis trop longtemps. Mischa plongea sur le côté pour éviter la première balle qui lui passa au-dessus de la tête, remercia ses réflexes félins et sa souplesse pour la roulade qu'il fit ensuite afin de se remettre sur ses pieds à temps. Il bondit pour se dissimuler derrière une des colonnes renversées tandis qu'il entendait les détonations derrière lui. Il compta, jusqu'à être sûr qu'elle n'ai plut de balles, alors qu'il se glissait sur le côté. Il n'avait pas besoin de jeter un coup d'oeil, il savait ou elle se trouvait et n'entendait pas encore le bruit de ses pas qui aurait pu lui indiquer qu'elle bougeait. Le cliquetis des douilles résonna à ses oreilles. Mischa

« Pourquoi tu veux savoir ce genre de choses d'abord ? T'as une rancune contre un dieu en particulier ou t'es juste une athée contrariée ? » fit-il depuis sa cachette en élevant la voix. Il voulait savoir.

Mischa n'attendit pas la réponse pour préparer sa contre-attaque en revanche. Mais il fallait y aller doucement, étudier l'adversaire avant d'attaquer. Il n'était pas imperméable aux balles après tout et sa dernière mésaventure avec son psychopathe de père le lui avait d'ailleurs rappelé. Il résuma brièvement ce qu'il savait de son adversaire. Sexe féminin, n'aime pas les dieux semble-t-il et armé d'un fichu flingue. Ok. Ça devrait le faire.

La seconde suivante, Mischa avait disparu, remplacé par un chat au pelage doré qui se faufilait entre les ruines, silencieusement, pour tenter de contourner et d'approcher la jeune femme se tenant sur la scène. Première étape ; réduire la distance.

Que le spectacle commence.

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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Dim 21 Fév - 15:54



Ô roi !


Feat Mischa J. Rusianov

Je regardais les balles se ficher dans le mur les unes après les autres. Cet humain avait de bons réflexes et il les esquiva toutes. Ou peut-être étaient-ce mes capacités de tireuse qui s’étaient émoussées avec le temps ? Après tout chaque balle s’était éloignée de sa cible initiale un peu plus que la précédente, la première n’était vraiment pas passé loin du cuir chevelu blond du jeune homme. Celui ci avait fini son chemin derrière une colonne, à l’abris des prochains coup de feu qui ne saurez tarder mais il avait tout de même trouvé le moyen de repartir sur la discussion abandonnée au préalable. Et dire que c’était lui qui avait clôt l’échange en refusant de répondre une simple question alors que j’avais agis avec une certaine civilité. La curiosité devait le tirailler pour qu’il se pose se genre de question dans une telle situation, et l’inconscience plus encore.

Je ne répondais pas à sa question. Je n’était pas de l’école « on ne parle pas à un mort » mais je n’avais nul envie de perdre du temps face à celui que je considérait comme un ennemi naturel. Non, plutôt comme une proie naturelle. Cela me fait penser à cette scène ou pour faire comprendre son importance à un humain la Mort le compare à une bactérie et elle joue de le rôle de l’humain. Je suppose que l’on peut appliquer cette comparaison à cette situation en y ajoutant la colère qui me définie tout autant que le nombre de génération que j’ai vu passé. Je venais de finir de replacer des balles dans les six espaces prévus à cet effet mais un lourd silence avait remplacé l’horripilante voix du blond béni. Je le brisais de nouveau pour tirer deux balles dans la colonne censé abriter le mortel qui s’effrita doucement révélant le vide derrière elle.

Le silence n’était pas désagréable, certes, mais désavantageux lors d’un affrontement vu que pour ma part je n’avais toujours pas bougé d’un pas.

Il est vrai que je possédais la capacité de reconnaitre au premier coup d’oeil les élus des dieux mais ce n’est pas parce que leur aura éblouissante les trahit qu’elle déborde continuellement. Je me devais d’avoir un contact visuel pour la voir et dans cette situation ou ce n’était plus le cas cette capacité ne me serait plus. L’on peut se demander pourquoi je ne me suis même pas posé la question de savoir si il avait fui mais la réponse est simple : l’expérience. L’expérience m’avait appris que les bénis avait une sorte d’orgueil qui les poussaient à rester, se défendre et même tenter de m’éliminer afin de prouver leur supériorité. Les voir supplier pour leur vie apportait toujours une sorte de plaisir indescriptible.

« De nous deux tu sembles être le plus curieux, n’as-tu pas d’autre priorité ? »

Je pointais le bout du revolver vers les rangés de siège qui faisaient face, prête à voir un mortel brillant surgir à chaque instant en face de moi. Je n’était pas de celle qui tentait de réfléchir à un plan afin de limiter les dégâts. Je venais déjà de jouer mon rôle de femme qui tenait à garder une distance avec son adversaire, c’était assez de stratégie aujourd’hui. Je voulais simplement voir son visage lorsqu’il se rendrait compte que tous ses efforts pour se rapprocher ne feront que l’approcher de sa mort.

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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Ven 1 Avr - 16:20



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Feat Lyssa Cyrene

Il sentait le pouvoir de Bastet, le pouvoir d'un dieu tout puissant, couler dans ses veines et parcourir son corps, rouler sous son épiderme et se diffuser jusque dans son âme. La sensation était devenue, au fil des années, familière. Mischa était toujours surpris cependant combien il se sentait bien à chaque fois qu'il se transformait — qu'il soit lion ou chat. L'apparence féline lui apportait un lot de sensations différentes et chamboulait toute sa perception du monde et de ce qui l'entourait. Il n'était plus Mischa, l'enfant né de la froide terre inhospitalière russe, le tueur aux doigts rougis par le sang et crispés sur la gâchette. Il n'était qu'un chat, un disciple de Bastet, grand Mère des félins de tout horizon.

Le chat leva le museau, huma l'air. Il sentant l'odeur, âcre et agressive, de la poudre — celles des balles que la femme avait tiré juste avant. Le parfum de celle-ci lui parvenait, plus léger, plus discret. Il sentait aussi la moisissure du théâtre, l'odeur de la mousse et du lierre qui ont envahit les lieux, les vieilles pierres fatiguées et le bois imbibé d'eau et même, lointaine, la trace olfactive de quelques rats. Toutes ces fragrances se mélangeaient pour donner un amalgame de parfums. Son instinct de chasseur lui disait d'aller après les rongeurs, de ne pas prêter attention aux intérêts conflictuels de cette femme. “Concentres-toi Mischa, ne te perds pas dans l'esprit du chat” Il redressa les oreilles. Bastet avait raison. La moindre inattention et le félin en lui reprenait doucement le dessus, l'attirant vers un monde extravagant.

Ses pattes de velours foulèrent le sol fissuré avec légèreté, sans un bruit. Il savait ou se trouvait la femme, il n'avait pas besoin de la regarder. Dissimulé derrière les colonnes et les rangées de siège, il pouvait la contourner plutôt facilement sans se faire voir et attaquer par derrière. Car c'est ce que font les félins n'est-ce pas ? Ils prennent de la hauteur et de l'élan et sautent pour mordre leurs proies à la gorge ou la nuque selon l'angle, les prenant par surprise. Il n'était pas comme les loups qui hurlent pour se faire entendre et faire naître la terreur dans les yeux de leurs cibles, avant de courir après celles-ci en mordant les jambes pour les faire trébucher.

La femme parle. Le chat ne s'en soucie pas trop. “Ses priorités” pour l'heure étaient de comprendre ce qu'elle voulait de lui et pourquoi elle haissait tant les dieux. Et de survivre pour rentrer à la maison. Revoir André. “Si jamais... si jamais j'ai raison” commença Bastet “cette personne est très dangereuse. Et elle n'aura de cesse qu'en sentant mon cœur palpitant entre ses mains. C'est la vengeance et pis que tout, la colère pure, qui anime ses pas.” Le chat écoute, mais il ne pose pas de question. Plus tard.

Il a presque réussi. La femme est de trois quarts. Elle guette les sièges face à elle, l'attendant de là-bas, n'a pas remarqué qu'il était presque dans son dos. Le chat se fige, les yeux fendus fixés sur elle — sa proie. Il est bien là. Il a un bon angle. Il peut lui sauter sur les épaules en prenant assez d'élan. Bastet l'enjoit à la méfiance, mais elle ne le retient pas. Elle approuve son idée. Bien. Ses griffes tâtonnent le sol, doucement. Il ramasse son arrière train, sent le pouvoir couler dans ses veines pour le transformer, encore.

Et il bondit. Ses pattes foulent le sol, grossissent, sa tête s'allonge alors qu'il se tend en avant, gueule ouverte et crinière fouettant l'air.

Lorsqu'il saute sur la femme pour tenter de la plaquer au sol, il n'est plus chat, il n'est toujours pas Mischa, il est lion, il est roi et il rugit jusqu'à ce que la peur infiltre votre esprit.

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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Jeu 14 Avr - 15:39



Ô roi !


Feat Mischa J. Rusianov

L’attaque me surprend tant par le fait qu’elle surgisse de mes arrières que parce que c’est un animal que je n’ai pas vu depuis bien longtemps qui me saute à la gorge. J’eut seulement le temps de tourner légèrement la tête, l’ouïe perturbée par un bruit désagréable d’air fendu, avant de sentir les crocs de la bête se refermer sur mon cou. La douleur fut fulgurante, cela faisait des décennies que je n’avais pas souffert pareille sensation, sonnée par le choc tant physique que psychologique je me suis écroulé sur le sol, laissant choir mon arme sur le sol. Victorieux le lion hurla sa domination dans un rugissement qui allait perturber les kilomètres à la ronde. Au sol, je pouvais m’estimer heureuse que ce corps fragile soit renforcé par ma présence et que ma tête ne se soit pas détachée sous la pression des crocs du roi des animaux. Comment aurais-je fais pour réduire chacun de ses os en poudre avec la tête séparée du reste de mon corps ?

Ma gorge meurtrie commençait déjà à se reformer, le bout de mes doigts à s’illuminer comme si mes veines prenaient feu. Un gargouillis peu ragoutant s’échappa de mon pharynx, le sang l’obstruait toujours mais bientôt ma voix parvint à sortir clairement. Le roi des animaux surmonté d’une couronne de lumière se tenant toujours sur mon corps conquérant.

« Satî, Inde, Bakeneko, Japon, Bastet, Egypte, Chapalu, pays de galle… les chatons de ton espèce sont présent partout. Qui es-tu ? »

Le lion ne semblait pas apprécier ma résistance face à sa puissance mais on ne peut pas dire que j’en tenais compte un seul instant. De mes bras dont la force se renforçait un peu plus à chaque instant je saisit la patte qui me clouait au sol. Même si je n’avais certainement pas la force nécessaire pour faire bouger cette masse de muscle la chaleur qui s’échappait de mes mains montait progressivement. Et si en cinq minutes elle devait atteindre le point de fusion de l’acier chaque seconde qui passait signifiait une monté significative. Que ce soit grâce à un effort considérable ou simplement parce qu’il s’était finalement retiré je réussit à me libérer de son emprise.

Je me suis relevé lentement pour ne pas brusquer les muscles de mon cou récemment reformés. Je n’accordais plus d’importance à mon précieux colt sur le sol, ni même à mes affaires qui devaient bien se trouver quelque part dans cette pièce. Mon regard était rivé sur l’animal qui me faisait face, la désagréable aura se dégageant toujours de sa personne, trahissant que le lion et l’humain n’étaient qu’une seule et même personne.

« Je suppose que dans cette forme tu es incapables de me répondre. Un simple animal. »

Je me résignait à l’idée que je ne connaitrait certainement jamais le nom de la divinité qui avait béni ce misérable mortel par ce don mais l’impatience de répandre son sang sur le sol effaçait aisément ce petit inconvénient. Je regardait l’animal directement dans ses yeux fendus, l’atmosphère se tend, attendant le moment ou l’assaut serait donné pour éclater. Je suis certaine de me faire prendre de vitesse face alors je me contente d’approcher lentement, pas après pas, prête à réagir au moindre mouvement. Le lion a beau être le roi des animaux ce n’est pas pour cela qu’il n’a pas d’adversaire et ce jour là je lui assurait un défi à la hauteur de son titre. Un duel à mort.

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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa Jeu 22 Sep - 20:04



Occurrens


Feat Lyssa Cyrene

Il est là ; ce sentiment de pouvoir, d'absolu sur la vie et la mort d'une personne. Cette impression unique qu'il est invincible, le temps d'une gorge enserrée entre ses crocs, le temps d'un souffle de vie qu'il peut trancher s'il le désire, d'une simple pression supplémentaire. C'était jouissif. Le lion en lui bouillonnait d'impatience et de satisfaction. Bastet, d'ordinaire, se serait pourlécher les lèvres, pareil au chat joueur qui aurait acculé la souris et qui se délecterait de la voir trembler en sentant sa dernière heure arriver, faisant durer le plaisir aussi longtemps que possible, dans un sadisme à peine voilé. Cependant, aujourd'hui, ce n'était pas le cas. Une étrange angoisse semblait habiter la déesse d'ordinaire si confiante et fière. “Tue-là. Tue-là maintenant, Mischa !

Les mâchoires claquèrent, le sang de la gorge gicla en gerbes cramoisies. Une patte sur sa victime, le lion se redressa et poussa un rugissement, défiant quiconque de contester son autorité et de menacer sa vie. Mais la victoire n'était pas encore assurée. L'attaque, qui aurait pourtant achever sur le coup un simple humain, ne fut pas suffisante pour avoir raison de la chose qu'il avait pour adversaire. La gorge de la jeune femme se reformait — une capacité d’auto-régénération accélérée. Voilà qui s'annonçait problématique. Dans le même temps, elle commença une énumération, la récitant comme s'il s'agissait d'un mantra. Mischa frissonna lorsque le nom de Bastet fut prononcée, sans pouvoir s'en empêcher.

Elle le saisit soudain à la patte, mais les chances qu'elle puisse le faire bouger étaient minimes — il pesait plus de 500 kilos de muscles, elle ne pouvait pas. “Mischa, non bouge, vite !” Il ne comprit pas tout de suite ; pas avant de sentir la chaleur commencer à le brûler progressivement, là ou sa paume le tenait fermement. La température devint rapidement insupportable et Mischa, malgré lui, se dégagea rapidement, bondissant en arrière en grognant, la patte quelque peu meurtrie. Il la regarda se relever, les babines retroussées avec méfiance et colère. Sa nuque était de nouveau comme neuve, comme s'il n'avait jamais planté ses crocs en elle. Bordel — ça s'annonçait carrément merdique.

Elle parle ; il grogne. Mischa hésitait à reprendre forme humaine. Il avait encore ses pistolets. Et il se savait assez bon au corps-à-corps (c'était un euphémisme). Mais si elle pouvait émettre de la chaleur avec son corps, ça compromettait un peu tout ceci. Elle s'approche.“Mischa, tu dois réfléchir -

Non. Si elle s'approche, il est mort. Alors c'est lui qui l'approche — qui bondit, encore. Si il lui donne un coup de pattes assez violent pour lui détacher la tête, peut-être que là, elle ne se régénérera pas ?
Ça vaut le coup d'essayer.

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MessageSujet: Re: Acte I scène 1 || Feat. Mischa

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Acte I scène 1 || Feat. Mischa

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