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Il y a ton sourire | Feat Rin

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MessageSujet: Il y a ton sourire | Feat Rin Dim 25 Oct - 19:11


Tous les chemins mènent à tes yeux,
tous les chemins mènent à la fuite
Mes blessures sont les marques de mon passé. Mes erreurs façonnent mes réussites futures. Mes regrets m’aident à faire les bons choix. Mes pleurs me permettent de savourer mes joies.
Rin & Kiyo

La fuite. Après le carnage de cette après-midi, tu ne voyais que cette solution pour que Naya puisse vivre en paix. Tu ne voyais que cette solution pour ne pas être enfermé ou pire, être vu comme un traitre par la seule personne que vous respectiez : votre tuteur, Jonas. Il avait été la seule personne, par la force des choses, des évènements, mais aussi de son caractère à avoir réussi à avoir été adopté par toi, mais aussi par Naya. Ce petit chaton apeuré vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Il avait été la seule personne à avoir réussi à gagner la confiance de cette petite. Alors que c’était-il passé ? Pourquoi ? Pourquoi maintenant, tu es dans le couloir, juste le pc de Naya dans les mains, prêt à fuir comme un lâche ?

La journée avait commencé comme toutes les autres journées, à quelques exceptions près ; depuis plusieurs mois, tu remarquais que Naya ne se sentait pas très bien. Tu la sentais plus stressé, plus apeuré que ces dernières années. Il était vrai que la fête de la justice l’avait beaucoup traumatisé, mais comme à son habitude, votre tuteur avait bien fait son travail : il avait réussi à la calmer, lui faire comprendre que ce n’était pas entièrement de sa faute si elle avait frappé Florence. Alors pourquoi tu sentais qu’elle n’était plus elle-même ? Et le problème de votre pouvoir, c’était que niveau intimité, ce n’était pas vraiment le pied : si tu pouvais squatter l’intimité de Naya, elle pouvait en faire de même pour toi. Et le pire, ce n’était ni toi, ni Naya, mais le dernier arrivant : Iwan. Cette âme était un vrai poison dans tous les sens du terme. Tu avais remarqué qu’elle ne se sentait pas bien depuis son arrivée, mais il était assez cool comme mec. Tout comme toi, il aimait la taquiner, il ne supportait pas qu’on la touche et honnêtement, c’était la seule chose qui t’importait : l’amour qu’il portait sur elle. Pour le reste, tu lui pardonnais tout, enfin presque…

Le matin avait été un peu difficile. Tu n’aimais pas te réveillé de sitôt et tu étais de corvée pour aller en cours : il n’y avait – quasiment – que des matières physiques et grâce au deal de début d’année, tu te devais d’y aller à sa place. Tu grognas donc de si bon matin, ne faisant pas attention aux autres colocataires. De toute façon, il s’en foutait un peu : Brune avait quitté l’institut après avoir été diplômée et elle n’avait donné aucune nouvelle. Etait-elle morte ? Etait-elle en mission d’infiltration ? Tu n’en savais strictement rien et tu t’en foutais. Elle ne donnait plus de nouvelle, il n’allait pas en chercher. Et quand à Rin, bah c’était Rin quoi. La seule colocataire qui restait, c’était la plus chiante, celle que tu aimais le moins. Mais quand tu pensais à elle, tu souriais comme un con : tu lui avais volé son premier baiser et tu en étais fier. Tu avais réussi à bien la faire chier. Et de toute façon, tu ne la croisais quasiment jamais. Vous n’étiez pas dans la même classe ; tu étais en Epsilon et elle en Alpha. Un détail de plus qui faisait que tu t’en foutais complètement, vous n’aviez pas les mêmes horaires et généralement, quand tu te levais, elle était déjà partie. La lèche-cul.

La matinée se passa plutôt bien, même si tu commençais à avoir des trous noirs, des trous de quelques secondes à quelques minutes. Il t’arrivait de ne plus savoir comment tu avais atterri à tel endroit alors que quelques secondes plus tôt, tu étais à l’opposé. Un détail qui ne te choquait pas vraiment puisque tu avais, plus ou moins, l’habitude avec tes cuites. Mais à l’inverse, là, même Naya était incapable de te dire les mouvements que tu avais faits. Pire, il lui arrivait aussi d’en avoir et ce détail t’inquiétais, par contre. Comment une fille, comme elle, qui ne buvait pas, pouvait avoir des trous noirs comme toi ? Un truc dont tu devrais parler à l’infirmier ou directement à ton tuteur. Peut-être qu’un des deux allaient pouvoir vous aider.

Cependant, l’après-midi ne se passa pas comme la matinée : le cours de défense fut une vraie catastrophe. Tu n’as aucun souvenir de ce cours. La seule chose dont tu te souviens, c’est d’être entré dans la classe, grognant légèrement et entendant les ricanements de Naya parce qu’elle trouvait ça drôle de t’entendre grogner comme un ours mal léché et ensuite, d’avoir tes mains sur la gorge de l’un de tes camarades de classe. Tu étais en train de l’étrangler comme tu avais envie d’étrangler Fanny. Quand tu te rendis compte de ce que tu faisais, et avec l’aide du professeur qui avait dû te frapper pour te faire reprendre les esprits, tu partis en courant de la classe. Enfin c’était Naya qui s’était enfuit en courant. Elle avait repris ses esprits en même temps que toi. Une vision qui lui faisait peur. Une vision qui te faisait sourire, un même sourire s’affichait sur les lèvres d’Iwan.

Naya courrait aussi vite qu’elle le pouvait. Elle tombait même, paniquant à chaque fois qu’elle croisait quelqu’un dans le couloir. Elle avait peur, très peur. Elle ne comprenait pas pourquoi son pouvoir agissait comme ça. Elle n’avait rien fait, elle croyait pourtant le maitriser. Vous pensiez le maîtriser. Après tout, plus personne n’apparaissait sous une peur, une colère, ou à poil. Aucune âme n’avait plus d’influence qu’une autre. Alors pourquoi ces trous noirs ? Normalement, son organisme devait pouvoir les augmentations de pouvoir. Prise de panique, elle ne prit pas la peine de faire son sac quand elle arriva dans sa chambre. Elle prit seulement son sac avec son pc et ses affaires informatiques avant que tu reprennes les rennes. Pourquoi ce faire chier à courir dans les couloirs alors que tu pouvais sauter par la fenêtre ? Sautant donc, tu arrivas dans la cours. Tu partis en direction quand tu entendis une voix que tu connaissais bien, une voix qui te faisait grincer des dents.

Kiyo – « Qu’est-ce que tu branles ici ? Je te croyais en cours », demandes-tu, grincheux. Naya paniquait à l’idée de parler avec Rin.


Dernière édition par Naya K. Thompson le Jeu 17 Mar - 10:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il y a ton sourire | Feat Rin Dim 15 Nov - 10:51


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Elle s'était effondrée. Encore une fois.
En plein cours de combat cette fois. Pourtant les choses se passaient pas trop mal. Trois affrontements par élèves. Rin avait déjà gagné les deux premiers. Elle était même contente de sa performance, parvenant de mieux en mieux à maîtriser ses figements de temps rapides. Et puis, alors qu'elle venait juste d'entamer le dernier, elle s'est effondré, crachant du sang sur le sol du gymnase. Encore une fois. Le professeur interrompit le cours, on l'aida à se relever et on appela le médecin pour qu'il vienne s'occuper d'elle. On voulu aller chercher Hopkins aussi, mais elle retint le professeur, lui disant que ce n'était pas la peine. Enfin, elle ne faisait que retarder l'échéance, elle le savait. Il était son tuteur, le médecin lui ferait certainement le compte-rendu de son examen après.

Voilà ou elle se trouvait désormais. Assise sur une chaise dans le bureau de ce dernier, alors qu'il avait un dossier bourré à craquer devant lui qu'il était en train de feuilleter, des plis soucieux barrant son front. Son dossier médical. L'homme releva les yeux vers elle finalement, soupirant.

« Cela ne va pas Rin. Tes crises se sont rapprochées ces derniers temps. Depuis... »

Il ne finit pas sa phrase, laissant le sous-entendu planer entre eux. La jeune fille fronça les sourcils, le regard dur. Elle a comprit. Depuis que Christobalt est mort. Depuis qu'elle fait ces étranges rêves dont elle ne peut parler à personne. Son sommeil pâtissait de ces désagréments et sa condition physique, déjà mauvaise de base, également. L'Alpha n'ajouta rien. Elle en avait assez qu'on la traite comme une chose fragile. Elle n'était retourné sur le terrain depuis. D'abord de son propre chef, car elle était trop déprimée pour faire autre chose que maintenir ses fonctions vitales dans le vert. Puis, parce qu'on avait jugé son mental trop instable pour la laisser faire. Cela faisait trois semaines. Elle en avait assez, d'autant qu'elle se sentait mieux, capable de faire face aux choses désormais. C'était comme ça depuis qu'elle avait hérité du journal. Et aussi depuis qu'elle avait un animal de compagnie à charge – aka une nouvelle camarade de chambre, Kagami. Elle avait besoin de bouger, de se battre. De se rendre utile.

Le médecin poursuivit.

« Tu sais que si tu continues ainsi... Le mieux pour toi Rin serait d'arrêter tu le sais. À ce rythme ton état continue de se dégrader et...
Je m'en fiche. Je vous l'ai déjà dis, je suis ici en connaissance de cause. Alors laissez-moi retourner sur le terrain et j'irai mieux. Je me meurs d'inactivité.
…Très bien, j'en parlerai au sous-directeur. Tu peux t'en aller, reposes-toi pour aujourd'hui au moins. »

Il avait cédé trop facilement. La jeune fille l'interrogea du regard, mais ne reçu qu'un sourire attristé et résigné en retour. Elle comprit alors que Hopkins avait déjà dû passer par là et ne pût s'empêcher de sourire intérieurement en imaginant ce que son tuteur avait sans doute gueuler. Il était probablement l'un des seuls ici à respecter son désir de pousser ses limites toujours plus loin, au détriment de son corps et de son pouvoir qui la rongeait. Après tout, elle était condamnée de toutes manières. Autant la laisser faire ce qu'elle désirait de ce corps en état de lambeaux.

Rin se leva et sortir, arpentant les couloirs. Elle constata qu'elle avait bavé du sang sur son t-shirt blanc, des traces rouges maculant ce dernier. Pour une fois qu'elle ne portait pas de noir... Ressentant le besoin de sortir et de prendre l'air, l'adolescente rejoignit la cour qu'elle traversait, quand un mouvement attira son regard. C'est presque blasé qu'elle vit la silhouette de Kiyo sauter tout banalement de la fenêtre plutôt que de passer par les portes comme les gens normaux. Celui-là alors...

Quelque chose cependant, semblait différent de d'ordinaire. Un mauvais pressentiment la prit au ventre, sans qu'elle ne soit bien certaine de pourquoi. Rin fit un pas dans sa direction, haussant la voix pour se faire entendre.

« Eh, Kiyo ! » l'appela-t-elle. Il se retourna, lui demandant ce qu'elle fichait ici. Il semblait d'humeur bougon, plus que d'ordinaire en tout cas. La Kaede s'avança pour se retrouver face à lui. « Dispensée pour le reste de la journée. Et toi alors, tu devrais pas y être aussi ? » Elle avait l'habitude cependant que le jeune homme sèche les cours. Mais quelque chose, cette fois-ci semblait différent. La présence de ce sac par exemple... « Kiyo. Ça va ? »

Rin n'était pas certaine que la tournure des choses allait lui plaire.
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MessageSujet: Re: Il y a ton sourire | Feat Rin Mer 13 Jan - 21:52


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Les journées comme celle-ci n’étaient pas anodines depuis un certain moment, depuis l’évolution du pouvoir de Naya. Pour aucune raison connue de la part des deux enfants, le pouvoir de Naya avait évolué de façon assez spécial : au lieu d’améliorer leur synchronisation, il avait fait entrer une nouvelle âme dans leur vie, Iwan ; cette personne n’était pas de la même trempe que Kiyo ou Naya. Il était plutôt un mélange des deux. Il possédait l’intelligence et la réflexion de Naya et pourtant, il pouvait être aussi violent et sadique que Kiyo. Oui, il était un mélange des deux, mais en 10 fois pire. Son intelligence dépassait celle de Naya et son sadisme faisait passer Kiyo pour un enfant de cœur. Quelques fois, Naya restait dans son coin, en position fœtal en croyant voir le mal en personne alors que ce n’était que lui. Iwan. Naya se souvenait comme cela était hier, de sa première rencontre avec lui. C’était lors de la fête de la justice. Il l’avait aidé à ne pas être un boulet pour les autres, à l’attaque des clones maléfiques. Une aide qui avait eu un revers puisqu’elle avait frappé la future petite amie de Kiyo. Même avec ce détail, elle ne pouvait que lui en être reconnaissante. Il lui avait permis de devenir plus fort, le temps de quelques minutes.

Pour suivre la cadence de l’évolution du pouvoir, Kiyo avait pris l’habitude de se réfugier dans un endroit calme pour que les trois âmes puissent discuter entre elles. Naya faisait la même chose. Cette technique fonctionnait plus ou moins bien puisqu’elle permettait de contrôler les pulsions meurtrières de chacune des âmes. Oui, Naya aussi ressentait cette pulsion quand elle devait faire acte de présence aux cours. Une sensation qui venait d’une seule et même personne. Iwan. Enfin bref, ce jour-là, Kiyo n’avait pas pu faire cette séance. Naya avait été prise d’une envie folle de faire du shopping dans la nouvelle boutique informatique qui venait d’ouvrir en ville. Elle avait harcelé Kiyo et Iwan pour y aller et contrairement à ce que les gens pouvaient penser, elle avait le contrôle sur les deux hommes. Jamais, non jamais, ni même elle, ni même Kiyo n’avait pensé de soigner les effets négatifs en parlant de ça à quelqu’un. Ni même à Jonas et encore moins à leur colocataire de chambre, Rin. Non pas qu’ils n’avaient pas confiance en elle, vu comment elle les avait aidé lorsque Kiyo est arrivé pour la première fois dans ce monde, mais parce qu’ils n’en trouvaient pas l’utilité. Et surtout, parce que ce n’était pas leur genre de discuter.

Alors quand Rin leur demanda ce qui se passait, ou plus précisément, quand elle le demanda à Kiyo, il ne savait pas quoi faire. Il ne voulait pas en parler, il ne voulait pas en discuter et Naya, elle, ne voulait pas qu’elle le sache. La présence des yeux de Rin sur le sac fit paniquer Naya et elle apparut. Elle avait du sang sur elle. Pas beaucoup, mais montrant aucun signe de blessure, on pouvait s’inquiéter. Se montrant aussi peu coopératif qu’un chat méfiant, et les oreilles en arrière, elle se mit à courir en direction opposé à celle de Rin, la direction qui menait vers la cours intérieur. Elle ne voulait rien entendre de cette personne qui se croyait meilleure que les autres parce qu’elle était en alpha avec un super don. Elle ne voulait pas se faire juger par une personne qui ne pourrait pas la comprendre. D’un autre côté, qui pouvait les comprendre ? Quand elle se posait cette question, elle se rendait compte qu’ils étaient seuls. Personne ne pouvait les comprendre. Ni même ses parents, ni même son tuteur. Personne. Une triste réalité qui lui faisait mal au cœur. Malheureusement pour elle, la cours intérieur ne donnait aucune issue. Elle était prise au piège. Elle prit donc la décision de repartir du côté de la porte d’entrée, en essayant de se faire le plus discrète possible pour ne pas se faire prendre par Rin.

Toutefois, son plan ne marcha pas comme prévu quand elle tomba sur une surveillante. Elle observa Naya.

« Mademoiselle, que faites-vous ici ? Vous ne devriez pas être en cours ? », demanda-t-elle, surprise de voir une élève dans cet état-là « Vous êtes blessés quelques part ? », ajouta-t-elle en voyant les tâches de sang sur elle.

Maintenant qu’elle venait de se faire coincer par la surveillance, elle se sentit comme une souris en cage, prête à être donné au serpent qui attendait dans la cage d’à côté. Elle ne savait plus quoi faire. Un moment de panique qui fit que Kiyo reprit sa place. Malheureusement pour lui, avant de pouvoir dire quoique ce soit, il vit quelqu’un s’approcher de lui et de la surveillante. Rin ? Pour la première fois de sa vie, il l’espérait fortement.  

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MessageSujet: Re: Il y a ton sourire | Feat Rin Mer 10 Fév - 18:58


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Rin & Kiyo


Ok. Bon, elle avait pas tout comprit là. Rin s'efforça de résumer ce qui venait de se passer en moins de quelques minutes. D'abord elle était sorti prendre l'air après sa brève interlude avec le médecin scolaire. Elle espérait seulement qu'elle obtiendrait le droit de retourner en mission avec les Jokers rapidement. Si les professeurs refusaient, elle n'aurait qu'à aller faire chier un peu Hopkins sinon jusqu'à ce qu'il y consente – il était son tuteur, son avis primait sur les autres. C'est là qu'elle avait croisé Kiyo. Leur relation de colocataire était toujours un peu particulière, mais ces derniers temps elle s'était améliorée tout de même, à la surprise de la Kaede. Ils se comportaient toujours chat et chien les deux, mais c'était un peu dans l'idée du « qui aime bien châtie bien » après tout.

Ils vivaient dans la même chambre, ils se connaissaient mutuellement plutôt bien. C'est pourquoi Rin comprit rapidement que quelque chose n'allait pas. La présence de ce sac semblant bien remplir d'ailleurs soulevait des questions, comme si le brun préparait quelque chose. Cette impression se confirma quand Kiyo céda brutalement la place à Naya. Surprise, la japonaise cligna des yeux et tendit la main, commençant à vouloir parler. Mais la plus jeune ne lui en laissa pas le temps et fila comme un chat effarouché.

« Hey, Naya ! C'est quoi ton problème putain ? » cria l'Alpha, déroutée et agacée par le comportement fuyant de sa colocataire.

Elle pesta intérieurement. Elle n'était pas doué pour interagir avec la version féminine, qui paniquait trop facilement et ne portait guère Rin dans son cœur non plus. C'était plus facile avec Kiyo au moins. Ils s'insultaient, se tapaient dessus et ensuite il lui roulait une pelle et elle lui donnait une claque sur l'épaule et c'était bon, ils étaient réconciliés. Avec Naya, c'était plus complexe. La Kaede dansa d'un pied sur l'autre. Que faire ? Apparemment, il y avait vraiment un soucis. Finalement, sur un dernier juron, elle s'élança à la suite de la plus jeune pour essayer de la retrouver. Naya avait la tête de quelqu'un qui s'apprêtait à faire une connerie après tout. Une connerie grave et définitive. Et Rin savait qu'elle s'en voudrait si elle ne faisait rien pour au moins comprendre ce que sa colocataire comptait faire. Elle avait déjà perdue Brune. Leur chambre allait finir par être associée au malheur si une autre de ses occupantes disparaissaient.

Elle tourna à l'angle d'un bosquet et découvrir Kiyo, qui avait de nouveau reprit sa place, face à un surveillant. Merde. Elle ne voulait pas de public, ça risquait juste de les braquer d'avantage. Le surveillant ne l'avait pas encore remarqué puisqu'il était dos à elle. Rin fit craquer ses doigts, hésita. Si elle se faisait chopper, elle allait prendre la punition la plus sévère qu'elle ait jamais eu. Finalement, se décidant en croisant le regard de Kiyo brièvement, lui l'ayant finalement vu, la jeune fille fit le geste de lancer quelque chose avec sa main en direction du surveillant, des sortes d'étincelles bleutés sortant d'entre ses doigts. L'homme se figea alors même qu'il était en train de parler, pareil à une statue. Les même étincelles courraient le long de son corps, manifestation physique du pouvoir de Rin qui venait de figer l'homme. Il pouvait rester ainsi une heure si elle le décidait. Enfin, elle en avait juste besoin le temps de discuter avec Kiyo. Le temps de comprendre. La Kaede s'approcha, quelques perles de sueur sur le front – utiliser ses pouvoirs juste après un malaise n'était pas forcément une bonne idée.

« Bon. On est tranquille. Maintenant tu vas me dire ce que Naya et toi vous avez derrière la tête et ce qui se passe. Et ne me refais pas le coup de la fuite, j'ai pas envie de perdre mon temps à te courir après dans tout le domaine. »

La jeune fille croisa ses bras sur sa maigre poitrine, face à Kiyo. Elle redoutait un peu de savoir ce qui se passait au fond. Parce que quelque chose lui disait que la réponse n'allait pas lui plaire, pas vraiment. D'un geste du menton, elle désigna le sac, demandant ce qu'il comptait faire aussi avec ça. Depuis quelques temps de toutes manières, elle avait bien l'impression que Naya n'allait pas très bien -enfin encore moins que d'ordinaire. Mais avec l'arrivée de Kagami et le reste, ça avait franchement été le dernier des soucis de Rin.
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MessageSujet: Re: Il y a ton sourire | Feat Rin Mer 17 Fév - 8:55


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Panique, panique, ma grande amie, pourquoi es-tu si cruelle avec nous ? Tu vivais toujours avec ce sentiment quand tu étais en présence de l’alpha. Pourquoi ? Il fallait avouer que même toi, tu ne savais pas. Mais comme les délinquants qui fuyaient dès l’apparition des flics même quand ils avaient rien fait, tu avais ce même réflexe avec cette fille. Pourtant, ce n’était pas comme si tu ne la connaissais pas : elle était ta colocataire. Tu vivais avec elle depuis que tu étais inscrite dans cette école. Alors pourquoi ? Sur ce coup, même s’il avait une légère idée de cette raison – qui le faisait sourire – il ne te comprenait pas. Toi qui avais fait tant de travail sur toi-même pour te sociabiliser, tu brisais tous tes efforts en une action. Cependant, cette action ne semblait pas avoir d’effet sur elle : Naya savait que Rin l’avait suivi et que, même si elle courait vite, elle n’avait aucune chance de te rattraper, même avec ce sac sur le dos. Tu n’étais pas prétentieuse, loin de là, mais quand on savait que tu avais déjà réussi à échapper à un Joker – devenu légende – à une course de vitesse, ce n’était pas une simple alpha qui allait te battre à ce jeu.

Cependant, tout comme pour la première rencontre avec Jonas, tu n’avais pas pris en compte les facteurs extérieurs comme l’arrivé d’un pion par exemple. A ce moment-là, prise d’une nouvelle crise de panique, tu restas de marbre. Tu étais paralysé par la peur et il était trop tard pour faire quoi que ce soit, il venait de voir le sang sur toi. Il te demanda si tu étais blessé ou non. Après tout, chaque élève était connu pour une ou deux particularités et celle de Naya était de rester planquer derrière son pc, sans emmerder les autres. Une élève avec un pourcentage de sociabilité négatif, mais qui ne provoquait pas spécialement de problème. Alors quand on voyait une élève de son genre, couverte de sang, on pensait automatiquement à son propre sang avant de penser à celui d’un autre. Autre moment de panique qui fit revenir Kiyo. Et là, par miracle, il vit Rin. Heureusement pour lui, il pouvait toujours compter sur elle pour le sortir de moment comme celui-ci. Alors quand il vit la surveillance se figer, il fut loin d’être surpris. Un sentiment qui ne changea pas quand il entendit les sermons de la jeune fille. A ces mots, il soupira.

Kiyo – « Je ne peux pas te le dire Rin … si tu es au courant, tu risques d’avoir autant d’ennuie que nous. », dit-il en guise de réponse. Son ton était sec, chose assez rare avec elle. « Naya ne veut pas que je t’en parle et même si t’en rend pas compte, elle commence à devenir convaincante la petite. », ajoute-t-il avec un sourire de grand frère fier de sa petite sœur.

Toutefois, même s’il ne pouvait pas lui en parler, il vit les perles de sueur sur le front de la Kaede. Cette conne avait encore utilisé son pouvoir pour lui alors qu’elle était mal en point. Stupide. Il se sentait stupide. Tu te sentais aussi stupide que lui. Quand Kiyo comprit que tu te sentais mal pour elle, il se mit à sourire. N’importe qui aurait pris ce sourire pour du foutage de gueule, parce que la situation de n’y prêtait pas, mais les gens de l’institut et surtout ceux qui vous connaissez, savaient que ce n’était pas le cas. C’était juste la preuve que tu venais de dire quelque chose d’intelligent. Pour vous faire pardonner de l’utilisation de son pouvoir, Kiyo la prit dans ses bras et la porta comme un sac à patate sur ton épaule. Il savait très bien qu’elle allait gueuler, frapper pour qu’il la relâche mais il s’en foutait. Elle venait de lui sauver la vie, il allait la laisser se reposer et la prendre sous son aile.

Il la porta jusqu’au moment où il trouva un endroit tranquille – en dehors de l’institut – pour discuter sans que personne ne puisse les voir. Tu avais accepté d’en parler avec elle, mais pas avec les autres. Et surtout, tu ne voulais pas que le reste de ta classe vous retrouve. Un détail important. Quand il trouva le lieu, près d’un arbre et à l’abri des regards, il s’installa dos à l’arbre et il mit le dos de la Kaede sur son torse. Il posa son menton sur sa tête. Elle était très petite par rapport à lui. Il se demandait même si Naya n’était pas plus grande qu’elle. Enfin bref, maintenant installer, il tira doucement il soupira.

Kiyo – « On ne sait pas ce qui s’est passé réellement. », explique-t-il honnêtement. « On était en cours, on ne suivait pas spécialement ce que la prof disait, mais on écoutait un peu et un moment… sans savoir pourquoi… On… », commence-t-il à expliquer, serrant très légèrement l’alpha dans ses bras. « … On a frappé un autre élève. Naya la battu à mort. Enfin, c’est ce qu’on suppose. Elle était recouverte de sang, l’autre gars ne bougeait plus, mais aucun de nous deux nous se souvient de ce qui s’est passé. Et Iwan n’a pas pu nous aider, il se fiche des cours et est resté dans son jeu. », avoue-t-il sans peur. « C’est pour ça qu’on doit partir maintenant. Le prof et les autres nous cherchent et quand notre tuteur le saura… on va se faire massacrer. », ajoute-t-il avant de la relâcher.

Tandis que Kiyo se sentait coupable de n’avoir pas pu la stopper, ni même souvenu de ce qui s’était passé, toi, tu tremblais comme une feuille morte. Tu ne voulais pas mourir. Tu voulais seulement aller chez votre tuteur et te cacher sous un lit en mangeant des bonbons et avec ton pc. Mais tu savais très bien que si tu, enfin si vous alliez le voir, il irait vous mettre en prison. Après tout, à l’inverse de vous, pour lui, le monde était seulement fait de noir et de blanc et la seule chose qu’il ne supportait pas dans ce monde, c’était de tué des gens… chose que vous veniez de faire.
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MessageSujet: Re: Il y a ton sourire | Feat Rin Dim 28 Fév - 12:33


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Ça semblait grave, en fait. Ce n'était donc pas juste un caprice ou une nouvelle fantaisie de la part des deux Thompson capables de permuter leurs corps. Le ton sec de Kiyo ainsi que son refus de lui avouer ce qui se tramait, fit froncer les sourcils d'avantage à l'étudiante Alpha. Elle n'aimait pas ça. Certes, elle n'était peut-être pas forcément très proche de Naya, mais pour ce qui est du jeune homme en revanche... merde, ils avaient beau avoir leur manière bien à eux de se démontrer leur affection, ils étaient amis tout de même. Et le savoir ayant des ennuis l’inquiétait malgré tout, surtout qu'elle ne savait pas de quoi il s'agissait ni à quel point c'était grave – suffisamment en tout cas pour qu'elle s'attire des problèmes aussi en figeant ce surveillant. Rin avait dû dire adieu à trop de personnes auxquelles elle tenait récemment. Elle ne désirait pas en perdre une de plus. À moins que c'était sa punition pour ses propres pêchés. Être condamnée à voir les gens qui comptaient pour elle partir, loin.

La japonaise se passa le revers de la main sur le front, essuyant quelques gouttes de sueur. C'était un peu inconscient d'utiliser son pouvoir aussi rapidement après son malaise de ce matin, mais elle tenait le coup quand même. Rin ne se sentait pas comme si elle allait de nouveau flancher. Si “effacer” des choses était le plus complexe et ce qu'il lui prenait le plus d'énergie, les figer en revanche était devenu simple et se faisait par un simple claquement de doigt désormais. Au moins une bonne chose qui sera ressorti de ses deux années passées à la HSSUP.

Soudain, des mains l'attrapèrent par la taille et son centre de gravité sembla s'inverser. Rin cligna des yeux, mais avant d'avoir eu le temps de comprendre ce qui se passait, la voilà qui se retrouvait balancée sur les épaules de son ami.

« Que ...? On peut savoir à quoi tu joues encore, crétin ? Poses-moi, j'peux marcher ! Kiyo ! » se mit à protester la jeune fille en lui balançant son coude dans l'arrière de la tête.

Inutile, évidemment. Il n'avait pas l'intention de la poser et elle le savait en plus. Ronchonnant toujours, la Kaede consentit toutefois à se faire transporter ainsi, bien que c'était assez humiliant à son goût. Fichu Kiyo. Il finit par s'arrêter sous un arbre et la déposa enfin... pour mieux l'attirer, le dos de Rin reposant désormais contre son torse à lui. Malgré qu'elle était habituée à sa manie de pénétrer son espace vital constamment – ce type était quand même celui qui lui avait volé son premier baiser –, la japonaise ne pût s'empêcher de rougir un peu. C'était... chaleureux. Être dans les bras d'un autre être humain après tout, cela plaisait toujours un peu, même quand on est une adolescente frigide sur les bords comme elle.

L'alpha l'écouta parler, sans l'interrompre. Elle tressaillit en l'entendant avouer ce que Naya et lui avaient fait. Battu un élève à mort ? Certes le grand brun pouvait être violent parfois, mais jamais encore il n'avait utilisé sa force physique de cette manière contre d'autres résidents de la HSSUP. Et puis de toutes manières, ce ne serait même pas lui, mais Naya ? La faible et fragile petite demoiselle qui préfère rester devant son ordinateur que d’interagir avec des personnes autres que son double ? Ça semblait fou. Rin se mordit la lèvre inférieure. Elle posa ses mains sur les bras de Kiyo qui la tenaient serrer contre lui, exerçant une légère pression pour lui rendre son étreinte, en guise de soutien.

« C'est pas votre faute... tu dis que vous-même ne vous souvenez pas, ça peut être n'importe quoi, comme une manipulation mentale, ou bien un dysfonctionnement de votre pouvoir. »

Ou bien Naya était une psychopathe en son fort intérieur et elle avait craqué pour x ou y raisons, mais cela, elle ne préférait pas l'envisager. Pas tout de suite. Il y avait forcément une explication. Rin tourna un peu la tête pour lever les yeux vers Kiyo.

« Et partir pour aller où au juste ? Tu te rends compte que si vous vous barrez, vous risquez d'avoir tous les profs voir les Jokers aux trousses... Vous serez sans doute considéré comme des criminels même. Ça vous convient vraiment ? »

S'ils devaient en arriver là, si cette perspective horrible devenait réalité – ce que Rin présentait, au fond d'elle-même, son estomac se tordait douloureusement sous ce mauvais pressentiment – alors cela voudrait également dire qu'ils deviendraient ennemis. Si Kiyo et Naya devenaient des criminels, ce serait son boulot de les traquer et de les arrêter. Merde. C'était ses camarades, ils partageaient la même chambre depuis plus d'un an désormais, vivant ensemble constamment. On effaçait pas ce genre de lien si facilement.
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MessageSujet: Re: Il y a ton sourire | Feat Rin Dim 6 Mar - 12:07


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Contrairement à ce qu’ils pensaient et ce que Rin pensait aussi, Naya et Kiyo l’appréciaient beaucoup. Elle était un peu comme une sœur pour eux. C’était pour cette raison que Naya ne l’aimait pas spécialement et Kiyo aimait l’emmerder. Elle était pour Naya un peu comme une grande sœur, chiante, énervante, mais qui veillait sur elle dans l’ombre. Quant à Kiyo, même s’il lui arrivait de l’embrasser, de la tripoter, il la prenait plus comme une sœur jumelle : ils avaient à peu près le même caractère, la même façon de montrer leur sentiment pour l’autre. Alors il était évidant qu’elle comptait beaucoup pour lui, même si ses sentiments pour elle ne dépassait pas ce pour Naya. Les deux âmes étaient liées par bien plus qu’un pouvoir. Ils étaient les deux faces d’une même pièce : le masculin et le féminin, la brutalité et la sagesse, l’amour et la haine ; si proche et si éloigné pourtant. Rin, elle, était plus l’amitié qui vivait entre l’amour et la haine, la diplomatie entre la brutalité et la sagesse, … elle était le milieu des deux enfants. Un rôle un peu spécial et pourtant si important. Alors même s’ils le montraient pas, surtout dans le cas de Naya, elle était importante pour eux deux.

Ce fut peut-être pour cette raison qu’ils se calmèrent quand ils virent que Rin avait utilisé son pouvoir sur le surveillant pour leur parler et leur sauver la mise. Elle ne cherchait pas à les engueuler, juste à comprendre le pourquoi du comment. Autre raison qui faisait que Kiyo l’avait porté comme un sac à patate : elle avait utilisé son don pour les sauver alors qu’elle était déjà épuisée. C’était sa façon à lui de lui dire merci, qu’elle pouvait compter sur lui, ou plutôt sur eux. Comme il s’en doutait, quand il la porta, elle se mit à le taper quelques secondes, avant de grogner en lui demandant de la poser, et surtout avant de se calmer. Elle savait très bien qu’il n’allait pas faire ce qu’elle lui demandait. Chacun d’eux était buté comme des cons. Kiyo la transporta jusqu’à un endroit isolé où il pourrait discuter tranquillement. Il savait que les gens étaient prévisible et qu’on les chercherait dans les lieux préférés de Naya, il avait donc choisi un endroit sans ordinateur, sans électricité. L’arbre dans la cour était un bon endroit : calme, reposant et silencieux.

Tandis qu’il lui expliquait la raison de leur comportement, il sentit la pression des mains de Rin. Sans rien dire, sans rien faire, il appréciait ce moment. Elle ne le jugeait pas, elle ne l’avait jamais fait et il continua donc. Il lui expliqua aussi qu’à cause de ça, ils allaient devoir fuir. Après son discours, il fut pris d’un mélange de surprise et de bonheur en entendant le discours de Rin. Elle les soutenait vraiment. Malheureusement, le soutient d’une alpha, aussi douée qu’elle, ne changerait rien à ce qu’ils les attendraient en restant là. Elle leur disait qu’ils n’avaient aucun souvenir, c’était parce que ce n’était pas de leur faute. Manipulation mentale ? Dysfonctionnement de pouvoir ? Peut-être … mais il n’avait pas le temps pour chercher des explications, le mal avait été fait.

« Je ne sais pas. Pourquoi le pouvoir dysfonctionnerait ? Nous sommes venus de façon naturelle. Aucune âme ne peut pénétrer ce monde sans l’aval de Naya… », explique-t-il à Rin. « Et la dernière fois qu’elle a pété un câble comme ça, ce fut lors de notre première mission avec le père Jonas. On avait été infecté par un artefact qui avait inversé nos pouvoirs. Je m’étais retrouvé dans le corps de Jonas et elle, elle ne ressentait plus la douleur. », raconte-t-il avec une petite pointe de nostalgie. « Cela n’avait rien à voir avec notre don ou une manipulation mentale. Et dans ce cas-là, on l’aurait ressenti… tu ne penses pas ? », demande-t-il.

Puis, il entendit Rin lui poser la question de ce qu’il allait faire une fois en dehors de l’école. S’ils fuient, ils allaient être considérés comme des criminels. Et dans ce cas, les jokers, mais aussi les étudiants risqueraient d’être à leur poursuite. Les inquiétudes de Rin étaient touchant, très touchantes. Finalement, il avait eu raison à son propos.

« Tu sais, on a l’habitude de trainer tard le soir. Des fois, on ne dort même pas dans la chambre alors ne t’inquiète pas pour nous. On saura se débrouiller et on est plus malin qu’on en a l’air. », dit-il en souriant comme un abruti. « Et techniquement, même si on restait, on serait considéré comme des criminels… Rin, je sais pas si tu t’en rends compte, mais on a battu un élève à mort sans savoir comment, ni pourquoi. Si on ne va pas en prison, on sera enfermé dans un asile. Tu veux vraiment qu’on devienne des rats de laboratoire pour ces malades ? », posa-t-il comme question rhétorique. Il tenait trop à Naya pour lui faire vivre ça.

Il la lâcha, puis se leva doucement. Il entendait des gens courir vers eux. Il n’avait plus le temps de discuter avec Rin. Mais avant de partir, il demanda à Naya son aval pour faire une chose, chose qu’elle accepta un peu à contre cœur. Il prit donc la main de Rin et nota une adresse. C’était celle de la boutique de fleuriste de Jonas. Il avait confiance en lui et il savait très bien qu’elle pourrait compter sur lui en cas de soucis.

« Si tu as besoin, va à cette adresse. Demande à voir le gérant et présente-toi comme une étudiante de la HSSUP. Il t’aidera avec plaisir si tu lui demandes. », dit-il en refermant la main de la jeune fille. « Et ne t’inquiète pas, si tu as de gros soucis, balance un « #時をかける少女 » sur n’importe quelle plateforme informatique relié à internet et on viendra t’aider. », chuchote-t-il à son oreille.  

Et comme pour un dernier « au revoir », il l’embrassa de nouveau sur la bouche et il partit sans rien dire. Il devait se dépêcher pour ne pas se faire prendre. Leur nouvelle vie allai pouvoir commencer.


Dernière édition par Naya K. Thompson le Mer 23 Mar - 18:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il y a ton sourire | Feat Rin Jeu 17 Mar - 9:50


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Elle s'efforçait de graver chacun de ces instants dans sa mémoire, parce qu'elle avait conscience, au fond d'elle-même, que c'était peut-être la dernière fois avant longtemps que Kiyo et elle interagissaient de la sorte. Rin pressait ses paumes, minuscules comparées aux larges mains du jeune homme, sur ses doigts tandis qu'il la tenait serré contre lui. Sa gorge était nouée et douloureuse.

La japonaise cherchait des explications, émettait des hypothèses. Elle ne voulait pas croire que Naya aurait pu battre un autre élève à mort volontairement. Mais effectivement, Kiyo avait raison, un « dysfonctionnement » du pouvoir semblait impossible considérant la façon dont le leur, plutôt particulier d'ailleurs, fonctionnait. Rin souffla doucement de dépit, mais elle se promit de creuser d'autres pistes, de trouver une explication. Mais pour l'heure, elle ne pouvait rien faire de plus que gagner un peu de temps pour parler avec son ami. C'était peu. Mais c'était toujours mieux que découvrir leur absence de la bouche d'un surveillant. Au moins là, avait-elle l'occasion de lui dire quelques mots.

Elle sourit un peu. Elle faisait confiance à Kiyo pour se débrouiller dehors, oui. Elle ne doutait pas qu'il en serait capable, effectivement ils leur été déjà arrivé de découcher. Et dans ces moments-là, bien souvent, ça avait à elle de couvrir les Thompson. La dernière partie de sa phrase en revanche, lui arracha un léger frisson et elle resserra sans s'en rendre compte sa prise sur les doigts de Kiyo, comme s'il aurait pût disparaître à l'instant. Elle ne savait pas exactement ce que le SAD faisait aux dotés jugés dangereux qu'ils récupéraient, mais les rumeurs ne donnaient pas vraiment envie de tomber entre leurs mains...

« Non... évidemment que non... mais ce n'est pas juste. » marmonna-t-elle.

La Kaede tenait à eux. Beaucoup. Même si leur relation n'avait pas toujours été simple ou qu'ils avaient démarrés sur des bases un peu tendues, Kiyo et Naya étaient devenu précieux pour elle. Mais il semblerait qu'elle soit destiné à toujours perdre d'une manière ou d'une autre les êtres auxquelles elle tenait. Rin releva la tête en sentant Kiyo la lâcher pour se relever. Des éclats de voix et des bruits de pas de course leur parvenait. On avait dû commencer à chercher les jumeaux d'âme. Kiyo l'attrapa par la main, notant quelque chose sur sa paume. Bien qu'elle lisait à l'envers ce qu'il inscrivait, cela ressemblait à une adresse. Il lui indiqua de s'y rendre en cas de besoin. L'Alpha hocha la tête, ne sachant que dire. Elle n'était pas douée pour les adieux... Pourtant elle devait faire quelque chose, un geste. Pour leur faire comprendre qu'ils allaient lui manquer, qu'elle ne renoncerait pas d'ailleurs.

Kiyo résolu son dilemme en posant ses lèvres sur les siennes. C'était chaud, mais le baiser avait un goût d'amertume et de regrets. Rin le laissa faire.

« T'as intérêt à prendre soin de vous...» murmura-t-elle contre ses lèvres.

Elle garda les yeux fermés même quand il se détacha, pour ne pas le voir partir. Quand elle ouvrit de nouveau les paupières, elle se retourna pour faire face aux professeurs et surveillants qui arrivaient. On lui demanda où ils étaient partis, la jeune fille se contenta d'hausser les épaules en disant qu'elle l'ignorait.

Hopkins, son tuteur arrivait, cigarette au coin des lèvres et regard noir rivé sur sa personne. Rin grimaça. Elle allait passer un sale quart d'heure. Figer les surveillants n'étaient après tout pas toléré par le règlement aux dernières nouvelles. Tant pis.
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Il y a ton sourire | Feat Rin

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