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Silence (Ft. Lyssa)

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MessageSujet: Silence (Ft. Lyssa) Lun 26 Oct - 4:15


Silence

feat. Lyssa Cyrene


Une fois n'est pas coutume, le destin semblait se moquer éperdument de ta personne. Comme d'habitude? Plus que d'habitude. Il y a des moments tels qu'aujourd'hui, ou tu te dis que ça ne pourrait être pire. Mais quel enchaînement de malheurs t'avait donc mise dans cet état? Je sais bien qu'il en faut peu pour être malheureuse dans ton cas, et je me fiche bien de détourner le titre d'une chanson du livre de la jungle, mais je m'égare.

Donc, ce qui t'avait amener dans ce musée afin de t'isoler. Tu n'avais pas la tête à chanter aujourd'hui, surtout avec cette affaire de fan un peu trop extrême à laquelle tu as été confrontée récemment. Mais ce qui avait achevé ta bonn... Devrais-je plutôt dire ton manque de mauvaise humeur et d'idées noires, c'était que récemment, tu avais constaté le décès de Stephan Bird, l'homme qui t'avait accueillie et guidée lors de ton arrivée à Laurel. Étais-tu maudite? Une malédiction dictant que toute rencontre que tu ferais se finirait mal, pour toi ou pour la personne concernée? Tu l'ignorais. Tu avais seulement commencé à éprouver un minimum de sympathie pour cet homme, alors pourquoi tant t'apitoyer? Te sentais-tu responsable de sa mort? Ou avais-tu l'étrange philosophie de déprimer bien plus lorsque tu n'es la cible du malheur? Tant de questions. Le pire c'est toi-même tu en ignores certainement les réponses.

Ironique, non, d'être assise à broyer du noir devant un tableau tel que "Le Vieil Homme triste" de Vincent Van-Gogh? À vrai dire, tu n'avais pas vraiment fait attention à ce détail, t'étant assise sur le siège le plus proche après avoir passé une bonne demi-heure à parcourir la galerie. On aurait presque pu dire que le tableau était un miroir, excepté que tu étais une jeune femme triste, et non un vieil homme. Au final, cette petite excursion n'avait pas vraiment arrangé ton moral, mais ne l'avait non plus détérioré, ce qui était mieux que rien. Puis tu commença à réfléchir à voix haute, dans la langue de Molière, sans remarquer que quel qu'un s'était assis à côté de toi. Dans un sens, tu ne pensais pas que le français serait compris de cet individu auquel tu n'avais encore adressé un regard, mais qu'importe.

« Si le karma existe, ma vie antérieure devait pas être jolie à voir... »

Le tout suivi d'un soupir. Tu devais paraître folle de dire de telles choses ainsi, sans raison, mais l'image qu'autrui avait de toi était peut-être la dernière chose présente dans tes priorités. Tu ne noyais pas ton chagrin dans l'alcool, mais dans la chanson, et quand tu n'avais pas envie de chanter, tu discutais avec d'autres personnes... Le hic, c'est que tu ne connaissais pas grand monde. Tu aurais pu appeler un ami français ou japonais, mais avec le décalage horaire tu ne voulais pas interrompre la nuit de quel qu'un. Tu étais à la limite de fredonner The Sound of Silence.

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Ven 6 Nov - 20:42



Silence...


Feat Viviane Castelain

La mélancolie. Voilà un sentiment bien humain, se perdre dans ses souvenirs obscurs et se laisser submerger par une vague de tristesse. En une vingtaine de siècle dans ce corps, pas une fois je n’ai imaginé pouvoir être victime de ce sentiment. Et pourtant me voilà, déambulant à travers les jardins suspendus de Laurel. Mon regard se perd dans toute cette verdure sans réellement distinguer autre chose que le chemin qui s’étend sous mes pieds et les sombres silhouettes de mes concitoyens. Pourquoi suis-je ici ? Tout ce que je sais c’est qu’au levé de jour, ce matin, mon esprit était vide et la seule chose qui semblait y apparaitre était la conscience de mon échec.

L’échec. Jusqu’aujourd’hui je n’y ai jamais pensé, ma vie entière était motivée, guidée, par cette quête que je sais quasiment impossible même pour quelqu’un comme moi. Quelque chose comme moi. Et pourtant il m’est jamais venu a l’esprit que je pourrai échouer. Il n’est pas question d’espoir ou d’illusion que les mortels aiment alimenter, pour moi c’était simplement naturel. Mais ce matin je ne pouvais penser qu’a l’échec qui me guette, qui menace ma raison de vivre et mon existence.

En ce moment, alors que je marche dans ces jardins, ce grand vide qui m’a atteint ce matin à disparu. Mon esprit s’est rempli comme un lac une fois que le barrage qui l’asséchait se soit brisé. Pourtant je ne peux oublier ce sentiment, il m’obsède comme la lumière attire les insectes comme une promesse de mort. En y réfléchissant quelques instants mon comportement n’est pas si étonnant que cela, je découvre après une longue période de stabilité quelque chose qui menace mon équilibre. Un mortel ainsi prit d’un sursaut de mélancolie doit certainement attendre naturellement qu’il passe avant de l’oublier et de passer à autre chose.

Dans un sursaut de lucidité je sors des jardins et m’engouffre entre les portes du musée d’art, une pancarte annonce le thème de l’exposition actuelle « L’histoire de Vincent Van Gogh ». Un défilé sur plusieurs étages de toile du grand maitre et de ses contemporains qui expliquent son ascension, puis sa chute définitive. Je déambule, les jardins ne sont plus la scène de ma dérive, ils ont été remplacé par des toiles. Pourquoi donc suis-je rentré ici ?

Mes pas me guident dans la salle des autoportraits, puis dans celles des artistes bien heureux d’avoir servi de modèles à Van Gogh et enfin les toiles du maitre apparaissent. Mais pour vous dire la vérité je ne leur porte pas tant d’attention que ça, je continue, inlassablement,  à réfléchir sur cette pensé, à tenter de l’interpréter d’une manière positive ou à m’en débarrasser. Je ne sais pas. Je tente vainement de me concentrer sur l’exposition, je regarde le très fameux « Potatoes Eaters » mais mon attention ne reste pas longtemps fixée dessus. Je progresse plus loin encore et finalement je m’installe sur banc en face d’un vieil homme en train de broyer de noir.

Je ne remarque pas l’arrivé d’une jeune femme à mes côtés et pourtant elle aussi ne semble pas être dans le meilleurs des états comme si cet endroit attirait les êtres bouleversés. Elle prend la parole et je relève la tête, sa voix n’aurait pas du me tirer ainsi de ma réflexion mais l’usage du français m’a interpellé. On ne peut pas dire que la langue d’Hugo soit vraiment rependue aux Etats Unis.

« Peu de gens parlent du doute en doutant. »

Ma voix coupe le peu d’activité qu’elle laissait transparaitre et laisse un lourd silence uniquement perturbé par le passage périodique de visiteurs derrière nous. Je me rends compte que mon intervention ait pu mettre mal à l’aise cette jeune femme qui n’a rien demandé. Ne venez pas me taxer de créature maléfique qui se reparti du malheur qu’elle répand autour d’elle, il n’y a aucun intérêt à détruire psychologiquement cette femme.

« Blaise Pascal. Excusez-moi, je suppose que si une telle pensée vous vient c’est que la vie vous accable. Je ne suis moi-même pas dans mon meilleur jour. »

Je m’exprime en français puisque cela semble être la langue maternelle de la jeune femme, je ne me suis toujours pas tournée vers elle pour l’étudier comme je le fait d’habitude. Nos yeux ne se sont pas croisé et je pense que ce n’est une priorité pour aucune de nous deux.

« Je ne suis pas vraiment amatrice de cette période de Van Gogh, je dois avouer être plus attiré par sa période influencé par l’art asiatique. Serait-ce déplacé que vous demander si ce vieil homme vous fascine ou si il n’est pour vous qu’un reflet rassurant de vous-même ? »  



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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Sam 7 Nov - 3:49


Silence

feat. Lyssa Cyrene


Tu étais la, te pensant seule et isolée, pensant que ta parole tomberait dans l'oreille d'un sourd. Ou tout du moins que personne ne risquait de comprendre la langue de Molière. Que tu ne sois pas comprise était même pleinement dans tes intentions. De toute manière, pour un américain, déchiffrer la langue française était une chose, mais décrypter ta vie et ton vécu en était une toute autre... Mais si tu voulais vraiment t'isoler, pourquoi ne pas être rentrée chez toi après avoir constaté visiblement que cette exposition de peinture ne te rendait pas le sourire... Enfin, tout du moins un semblant de réconfort? Un sourire, je suis vraiment trop optimiste parfois.

Cependant, tu reçus tout de même une réponse. Et ça n'était même pas un anglophone qui fut interpellé par ta complainte et qui te demandais traduction, non. C'était une citation dans ta langue natale. Citation qui te disait quelque chose, même si tu ne saurais citer avec exactitude son auteur. Surprise de cette réponse, tu avais légèrement relevé la tête, cessant temporairement d'admirer tes pieds pour chercher du regard ton interlocutrice. Elle ne semblait pas te regarder, mais pourtant tu savais qu'elle s'adressait à toi. Tu repris alors la contemplation du sol. En vérité, tu avais juste jeté un coup d'oeil pour t'assurer que tu ne commençais pas à entendre des voix dans ta tête. Dépressive, c'est un fait, folle, pas encore. Cependant, le dialogue ne se poursuivit pas pour le moment, tu ne savais guère quoi répondre à cette femme qui t'avait tirée de ta douce solitude. Enfin, cela dit, son but était peut-être de te laisser réflechir, le dialogue pouvait ne pas être son objectif.

Fausse hypothèse. Ton interlocutrice cita l'auteur de sa citation avant de deviner que tu avais connu des jours meilleurs. Et tu n'étais pas la seule, si on en croit la suite de sa réplique. Les musées étaient-ils devenus le sanctuaire des français dépressifs? Je plaisante, bien sûr. Et puis après tout, peut-être que la demoiselle à côté de toi était une américaine qui avait appris le français, tout simplement. Toi-même tu savais parler le japonais en plus de l'anglais et du français. Mais dans tout les cas, si tu voulais passer un moment seul, c'était visiblement râpé. Mais bon, peut-être qu'un brin de causette avec cette damoiselle te remonterait un tant soit peu le moral. Tu n'avais pas vraiment, pour ne pas dire pas du tout fait attention à son apparence quand tu avais redirigé ton regard vers elle. Tu t'assurais juste qu'il y avait bel et bien une personne qui t'adressait la parole.

« La vie ne fait que nous accabler jusqu'à notre mort, il ne tient qu'à nous de surmonter les épreuves qu'elle nous impose tous les jours... Enfin, quand on ose croire au bonheur. Mais il est vrai que certains jours sont plus difficiles à endurer que d'autres... Et nous sommes visiblement deux à en faire les frais. »

Cette phrase résumait bien le fond de ta pensée. Tu n'allais pas jusqu'a penser que chaque jour est pire que le précédent, mais une chose est sûre, la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Pour reprendre tes termes, on ne pouvait pas dire que tu cherchais vraiment à surmonter les épreuves de la vie pour toi. Non, ton bonheur est impossible, c'est ce que tu as déterminé il y a bien des années. Toi, ce qui te fait tenir, c'est le fait que des gens aient besoin de toi pour se sentir mieux en t'écoutant. Même si hélas, certains ont peut être un peu trop besoin de toi... Tu n'avais toujours pas relevé les yeux, ni pour regarder le tableau en face de toi, ni même pour jeter un oeil à ton interlocutrice. Tu ignorais si elle avait commencé à te regarder, depuis le temps, mais cela n'avait aucune importance pour toi.

Elle continua de parler, cette fois ci en donnant son avis sur l'artiste sujet de l'exposition, à savoir Vincent Van Gogh. Elle préférait visiblement une autre époque à celle illustrée dans la pièce ou vous vous trouviez. Elle te demanda ensuite si un vieil homme te fascinait ou s'il ne représentait qu'un reflet rassurant. Tu étais confuse de prime abord, mais tu compris en relevant la tête. La coïncidence te frappa aux yeux lorsque tu vis enfin le tableau devant lequel tu étais assise à fixer le sol.

« Ni l'un ni l'autre. Je suis simplement venue m'asseoir sur le premier siège venu après avoir parcouru la galerie pendant une petite demi-heure... Et ayant passé le plus clair de mon temps le regard vers le bas, je n'avais même pas constaté que j'étais assise face à ce tableau. Coïncidence, ou le destin qui aime se moquer de moi, je suppose... »

Un nouveau silence s'installa, seulement couvert par les va et viens des autres visiteurs dans la galerie. Peut-être était-ce cette fois ci à toi de briser le silence et de poursuivre la discussion? Mais s'il s'agissait de parler de Van Gogh ou d'autres peintres, ça n'allait pas être très consctructif. Tu n'es pas une spécialiste, juste une amatrice.

« Mais pour tout vous dire, je ne suis pas vraiment calée en peinture, je ne suis qu'une simple amatrice d'art ici... Je suis largement plus versée dans la musique et la littérature que dans la représentation picturale. »

Tu avais toujours eu l'intime conviction que chanson et littérature étaient liés. Bien sûr, pas toute la musique en général, Bach n'était pas souvent tracassé par d'éventuelles paroles, pour ses oeuvres. Mais maintenant que le chant est plus mis en avant que la musique instrumentale, l'écriture étaient devenue de plus en plus importante. C'est peut-être aussi pour ça que tu ne chantais pas en français... Car visiblement, peu d'entre eux semblaient accorder une vraie importance aux paroles.

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Sam 9 Jan - 10:28



Silence...


Feat Viviane Castelain

La mort, voilà un autre sujet qui ne m’a jamais traversé l’esprit. Du moins je n’ai jamais pensé à ma propre mort, après tout les miens n’avaient jamais connu la fin tragique d’un frère ou d’une soeur, pourquoi donc imaginer qu’un jour la flamme de mon existence s’éteindra ? C’est sans intérêt en effet mais je ne peux soudainement m’empêcher de visualiser la manière dont je souhaite mourrir. Il me semble que nombre de penseurs dans l’histoire des mortels affirmaient que choisir sa mort était le plus grand honneur que l’on pourrait accorder à un homme. C’était à une autre époque, en un autre lieu…

Elle répond à ma question, sa voix trahit avant ses mots qu’elle ne se doutait même pas se tenir face à un tableau la reflétant. Ses quelques phrases me révèlent qu’elle est dans un état bien plus déplorable que ce que je pensais. Mais qui suis-je pour la juger ? Une créature peut être cent fois plus âgée qu’elle anéantie par la simple pensé de l’échec. Faire face à un mur infranchissable et accepter sa défaite est certainement une des premières leçons que les mortels doivent apprendre; cela veut-il dire que je devrais apprendre des humains pour le futur des miens ? Si un jour ils voient la lumière des astres à nouveau.

Le silence retombe, mon regard reste fixé sur ce vieil homme tout de bleu vêtu aux contours incertain. Je ne prend toujours pas le temps d’observer mon interlocutrice, mais cette fois ci ce n’est pas par faiblesse mais par choix. La présence d’une simple voix, pure de tout jugement que je pourrait lui portait, était bien plus rassurante que la réalité de la scène qui se déroulait véritablement. J’était en train d’attendre des paroles sur lesquelles m’appuyer pour reprendre confiance en mon existence de la part d’une mortelle. Dépressive qui plus est.

La voix se lève à nouveau, tentant de raccrocher les fils de la discussion que j’avais lancé au vent, serait-elle aussi en quête d’un réconfort quelconque ? Nous imaginer en co-dépendance devrait soulever le coeur, me forcer à jouer du masque sculpté au cours de mon existence, il n’en est rien. Continuer cette discussion lambda semble apaiser mon esprit d’autant plus qu’elle vient de toucher un point sensible de ma conscience « humaine ».

« Je suis moi-même plus attiré vers la littérature mais la peinture à le mérite d’être une fenêtre explicite sur le passé, des souvenirs de ce qui est retourné à la poussière. La littérature quant à elle est à la fois un moyen de fuir et de transmettre, j’espère avoir un jour la chance d’ajouter ma pierre à l’édifice… »

C’est vrai, écrire serait merveilleux mais malheureusement je ne peux pas, du moins pas tout de suite. Une fois que tout sera terminé je pourrai pleinement m’y atteler et même faire découvrir la beauté des lettres à mes frères et soeurs. La voix a aussi évoqué la musique, je dois admettre que c’est un univers qui ne m’a pas véritablement touché. Certes il est toujours agréable d’avoir un semblant d’ambiance mais le silence me convient tout autant. Le silence est d’or dans une bibliothèque afin de pouvoir apprécier au mieux les lignes du livre ouvert devant nos yeux. Devrais-je tenter de m’ouvrir au cinquième art ?

« La musique quant à elle m’est quasiment inconnue, je n’ai malheureusement jamais été touché par les sons comme je l’ai été par les mots. Je ne pourrais pas tenir une discussion à ce propos autrement qu’en tant que profane. »



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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Dim 10 Jan - 13:29


Silence

feat. Lyssa Cyrene



En matière d’originalité, on a rarement fait mieux. Vous voyez une conversation téléphonique, ou les deux interlocuteurs ne se voient pas? Nous avions ici la même chose, une discussion ou les interlocuteurs ne se jetaient aucun regard ; à la différence près que la, Viviane, tu étais juste à côté de la personne avec laquelle tu conversais. Tu voulais te consoler seule face à des tableaux et finalement, non contente de ne même pas regarder les peintures, tu en étais finalement en train de te rabattre sur la conversation pour chasser ton désarroi. Tu n’es peut-être pas si faite pour la solitude que ce que tu tentes toi-même de te faire croire.

Ou peut-être  le naturel revenait au galop, comme à chaque fois que l’on le chasse, peut-être était-ce de réconforter une autre personne en lui parlant qui te remontait réciproquement le moral. Mais au lieu de tergiverser sur le malheur et la désolation, la discussion finit bien vite par revenir vers un sujet approprié au lieu, à savoir l’art en général. Elle t’avoua –car tu ne peux toujours pas un nom sur sa voix- qu’elle aussi était bien plus intéressée par la littérature, bien que la peinture avait aussi sa place et son rôle. Elle espérait ajouter sa pierre à l’édifice… Devenir écrivaine, donc ? Tu ne pourrais t’y résoudre, dans ton cas. Oh, peut-être des poèmes par ci par là. Mais la chanson a toujours été ton domaine de prédilection. Tu ne chantes que ce que tu écris, ce qui se fait de plus en plus rare de nos jours. Tu n’es pas faite pour écrire un livre, tu es bien la première à le dire.

Elle poursuivit en suite en t’informant que la musique n’était en revanche pas vraiment sa tasse de thé, sous prétexte qu’elle était plus sensible aux mots qu’aux sons. Son ignorance t’aurait presque faite sourire intérieurement, presque. Les paroles dans une chanson peuvent se montrer aussi importante que la musique l’accompagnant, en somme, la musique renforce les mots ; et donc leur impact qu’ils ont sur un auditoire. Profane qu’elle se dit ? Non, juste ignorante. Qu'est ce qu'il ne faut pas entendre quand on est dans ta tête, Viviane... Elle avait raison d'utiliser le mot dans ce sens.

«La musique peut parfois se montrer très similaire à la littérature, lorsqu’on y pense. Bien sûr, seulement à partir du moment où l’on parle de chansons. La musique sert aussi à fuir et à transmettre, je suis bien placée pour le savoir… Des mots peuvent être forts, mais la musique peut servir à décupler la force des mots. Ne vous dites pas profane si vous n’êtes qu’ignorante. Un vrai profane est une personne critiquant sans arguments ce qu’il ne comprend pas. Et exprimer son ressenti sur une quelconque œuvre n’est pas forcément la critiquer. »

Ce que l’on appelle plus généralement les haters. Bien que beaucoup de choses dans la vie t’affectent, les gens qui passent leur temps à critiquer ton travail et à ressasser les mêmes commentaires désobligeants et vides d’arguments te laissaient de marbre. Sauf que ce type de personne, on les appelle les cons, n'ayons pas peur des mots.

«Et quand je dis que je suis bien placée pour le savoir, ce n’est pas pour rien, la musique étant mon métier... Et la chanson par la même occasion. »

La conversation continuait de dévier, du désespoir, puis de l’art, maintenant tu commençais à parler de toi. Enfin, c’est aussi parce que c’est en rapport avec la discussion actuelle que tu disais cela. Clairement, même si tu étais chanteuse, la, tu n’avais pas envie de chanter. Et même s’il était très peu probable que ton interlocutrice te le demande dans la situation actuelle, elle devrait attendre si tel était son souhait. Relevant la tête, tu fixais à nouveau ce tableau. Certes, tu allais un peu mieux depuis ton entrée, même si on ne pouvait pas encore dire que tu avais retrouvé, disons… Un niveau de tristesse dans ta moyenne ? On peut dire ça. N’ayant rien d’autre de pertinent à ajouter, tu te contentais de regarder les peintures, ainsi que celles adjacentes à celle à laquelle tu faisais face. Tu n’avais pas non plus de questions à poser à la voix qui te répondait depuis quelques minutes. Elle te répond et c’est tout ce qui t’importe dans le moment présent.

Même si mille choses te venaient maintenant en tête en voyant ces tableaux, tu préférais discuter au lieu d’émettre ton avis. Tu es une ignorante, EN PLUS d'une profane, et tu te voyais mal t’exprimer sur un domaine que tu ne connaissais pas. Au final tu te sentais un peu comme la destinataire de tes paroles qui ne souhaitait s’exprimer sur la musique.



Dernière édition par Viviane Castelain le Sam 16 Jan - 10:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Dim 10 Jan - 15:52



Silence...


Feat Viviane Castelain

La voix s’éleva de nouveau, toujours aussi douce mais toujours aussi vide, pour reprendre mes dernières paroles. Est-ce de la pitié ? Non, je ne pense pas même si elle tente de me contredire afin de me placer dans une situation plus avantageuse. Une situation qui se répète très régulièrement dans la vie des mortels « tu n’es pas mauvais, tu débutes juste », « pourquoi être aussi négatif, essaye encore ». Vaincre la difficulté à plusieurs, une belle leçon de survie communautaire. Malheureusement pour elle, cette fois-ci la voix a tort. J’ai usé de mes mots en connaissance de cause il semblerait que ce n’était pas son cas.

Les mots sont des outils m’a-t-on dit un jour. D’autres ne seraient pas d’accord et iraient plus loin encore en affirmant que les mots sont des armes. Je suis plus de l’avis des premiers, les mots sont des choses trop délicates pour être considérés comme des armes. Quoi qu’il en soit la tentative bienveillante de la voix ne fait que réveiller en moi un mélange d’émotion que l’on qualifiera difficilement de positive

« Vous faites erreur… »

Je m’arrête immédiatement en rendant compte que les mots que je viens de siffler n’était pas français. Pour une raison qui m’est inconnu je me suis exprimé en punique, peut être est-ce un réflexe de ce corps que de parler dans sa langue mère lorsque ma volonté faiblit ? Je ne sais pas, je ne saurai sans doute jamais, mais cet événement aura eut la bonté de me libérer de l’ombre qui s’était mise à planer sur mon humeur. Même si ces quelques mots risquent d’interpeller la voix, au moins notre discussion pourra continuer sans mauvaise dérive.

« Non, un profane est un ignorant. Quelqu’un pour qui un sujet est inconnu et qui ne pourra en aucun cas donner la réplique lors d’une discussion. Les désagréables personnages que vous évoquez sont simplement stupides, ni plus ni moins. »

Néanmoins ce n’est pas parce qu’elle avait mal utilisé un mot que sa pensée était fausse, loin de là selon moi. Cela me donne presque envie de me lancer dans cet univers inconnu. Peut-être serait-il plus simple de commencer par de la lecture sur le sujet ? Je ne pense pas, ce ne serait qu’un moyen pleutre pour éviter de découvrir en abandonnant ses repères. Je suppose que simplement plonger, essayer, s’immerger et essayer de nouveau doit être le seul moyen de découvrir ce qui me plairait vraiment.

La voix vient de nouveau apporter sa lumière à mon sombre chemin bien qu’il soit plus juste de dire qu’elle vient d’harmonieusement briser le silence. Qui de mieux qu’une chanteuse vantant les mérites des mots afin de guider une néophyte ? Mais non, ce n’est pas l’idée qui me vient à l’esprit. Ne faisant que discuter avec une voix depuis mon arrivé sur ce banc, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur ce que peut être sa musique. Cependant, il serait inconvenant de se presser et de demander sur l’instant un aperçu.

« Vraiment ? Je ne demanderai qu’à pouvoir vous écouter, plus tard. Pour le moment je suis curieuse de vous entendre parler de musique. »

Je prends une décision, peut être la regreterai-je. Je souhaite pouvoir mettre un nom sur la personne que j’écouterai certainement un jour ou l’autre après cette rencontre. Plus encore, plus qu’un nom, j’aimerais mettre un visage sur la voix. Peut-être vais-je briser l’atmosphère mystérieuse qui règne sur notre échange mais je succombe. Je détourne finalement les yeux de ce vieil homme attristé pour les poser sur celle qui se tient à côté de moi depuis plusieurs minutes déjà.

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Sam 16 Jan - 0:50


Silence

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Cette femme connaissait visiblement mieux ta langue natale que toi. Enfin, ce qu’elle t’avait dit avant de t’expliquer la vraie signification t’avait intrigué. Ton interlocutrice n’était donc pas seulement versé dans la langue Française ? Cependant, le punique est une langue qui n’est plus parlée depuis des siècles, si ce n’est plus. Ou elle était historienne, ou elle était millénaire. Dans une ville pleine de dotés ça serait presque le plus probable. Mais toi tu ne t’en souciais pas. Le temps d’essayer de comprendre ce qu’elle avait voulu dire, la voix reprit possession de ton attention en reprenant dans la langue de Molière.

« Ah ? Hé bien on en apprend tous les jours, visiblement…  »

Tu n’avais rien trouvé de plus pertinent à dire face à ton erreur. Après tout, tu n’étais pas la seule à en faire, et bien que tu ne maîtrise pas la langue sur le bout des doigts, tel que l’on vient de te le démontrer ; tu savais que dans ce domaine il n’était pas difficile de trouver pire. Et ça faisait plusieurs années que tu n’avais plus mis les pieds en France, la connaissance de l’anglais et du japonais t’importaient bien plus actuellement.

« Navrée d’avoir voulu paraître plus cultivée que je ne l’étais.  »

Avais-tu vraiment une raison de t’excuser ? Pas vraiment, selon moi. Mais cela fait partie de ton caractère, et je ne peux rien y faire. Un silence avait suivi tes excuses, avant que tu ne révèles ton métier, ce qui semblait avoir piqué la curiosité de l’autre femme.  Tu voyais venir de très loin le fait qu’elle voudrait t’entendre. Heureusement –pour elle- elle préférait t’écouter plus tard. Même si elle était pressée de t’entendre, toi tu n’étais pas pressée de chanter.

« Ce serait un plaisir, mais pas maintenant, en effet. Je ne suis pas vraiment d’humeur, disons. »

Elle souhaitait plutôt t’entendre parler de musique. Elle voulait donc se débarrasser de son statut de profane ? De ton côté tu te demandais si elle aussi n’aurait pas quelque chose à t’apprendre. Le partage… Hmpf, c’est tellement mieux de recevoir sans donner… Ou même de donner ce qui dérange. Mais la n’est pas la question. Tu reviendrais peut-être à un petit speech sur ton art par la suite, mais actuellement, une autre question te brûlait les lèvres.

« Et vous, pratiquez-vous un métier qui vous rapprocherait d’une quelconque forme d’art ? »

Au passage, comme ce tableau commençait à te lasser, et que tu t’étais finalement rendue compte que le sol n’avait rien de captivant non plus, ton regard finit enfin par croiser celui de ton interlocutrice, qui s’était mise à te regarder avant toi.

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Sam 16 Jan - 10:59



Silence...


Feat Viviane Castelain

Mon regard se pose enfin sur la détentrice de la voix, leva le mystère et la magie sur cette discussion. La première chose à laquelle je songe en apercevant sa silhouette c’est à quel point elle semble fragile. Son corps tout entier ressemble à une poupée de porcelaine avec sa peau pâle  et ses membres aux traits fins. Son visage toujours tourné vers le tableau de Van Gogh est encadré par une longue chevelure dotée d’une couleur atypique mais qui s’intègre étrangement bien aux reste du personnage. Une petite chose fragile comme elle parvenait à chasser les sombres brumes de mon esprit grâce à une simple discussion, à m’apaiser.

« Vous vous méprenez sur ma requête. Vous demander une démonstration serait bien impoli, je voulais simplement savoir si vous pouviez m’apprendre le nom qui me permettrait de trouver votre travail. »

Je dois faire attention à être plus clair dans mes propos, ce n’est pas la première fois que l’on interprète mal mes mots et si l’expérience se répète la cause ne peut être que moi.  Apprendre afin de s’adapter est une des conditions nécessaire à mon existence, rien que pour m’avoir fait faire cette remarque je peut la remercier. Cependant elle choisi de faire porter la conversation sur un autre sujet, sur ma personne. Je suis quelque peu déçue, j’aurai apprécié l’écouter étaler un peu plus ses connaissances sur son domaine artistique mais je ne suis pas là pour la forcer à me parler de ce que je souhaite entendre.

D’autant plus qu’après s’être exprimé la jeune femme tourne elle aussi son regard vers moi. Voulait-elle, elle aussi découvrir l’identité de celle qui alimenté sa conversation ? Ou bien était-elle simplement lasse de fixer le même point depuis plusieurs minute ? Peu m’importe à vrai dire. Je découvre les traits de son visage ainsi que les deux grands yeux assortis à la couleur de sa chevelure. Une bien belle petite chose fragile. Je l’observe quelques secondes supplémentaire avant de faire avancer la discussion.

« Pas directement malheureusement. Je suis la bibliothécaire de l’école des héros. Certes je passe mes journées entourées de livre mais on ne peut pas dire que je m’approche de l’art. »

Je ne sais pas si la mention de la heroe’s sup provoquera une réaction ou non chez mon interlocutrice. Peut être est-elle un simple civile dépourvue de don et cette nouvelle fera naitre dans ses yeux des étincelles. Peut être au contraire est-ce une criminelle qui laissera apparaitre des signes de tentions. Ou peut être restera-t-elle de marbre ? A vrai dire je préfèrerait que l’on ne s’attarde pas trop longtemps sur ce sujet qui à mes yeux est bien inintéressant.

« Cependant cela fait bien longtemps que je me passionne pour la littérature, c’est pour cela que j’aspire à prendre la plume à mon tour. »

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Dernière édition par Lyssa Cyrene le Sam 23 Jan - 8:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Ven 22 Jan - 13:37


Silence

feat. Lyssa Cyrene


Était-ce elle qui s’exprimait mal ou toi qui n’interprétais pas correctement? Je pense qu’on peut dire un peu des deux. Ce n’est pas une représentation qu’elle te demandait, mais ton nom. De scène, préférablement, vu qu’elle cherchait le fruit de ton travail. Mais tu en profitais pour glisser ton nom dans ta réponse, après tout, ça faisait un moment que vous discutiez sans savoir comment l’autre pouvait bien se nommer.

« Viviane Castelain, c’est mon nom. Mais vous arriverez plus rapidement à trouver mes créations en utilisant mon nom de scène, Nano. »

Ce n’est qu’après que vos regards se sont croisés, si bien que tu n’avais pas pensé à lui préciser que tu étais un bon exemple de l’expression « l’habit ne fait pas le moine ». Après tout, on ne s’attend pas forcément à ce qu’une femme à l’apparence si fragile et au caractère si renfermé et froid puisse être rockeuse. Enfin, même si tu faisais des choses plus émouvantes et simples à côté. Tu joues sur plusieurs tableaux pour plaire à plusieurs publics. Vos regards étaient maintenant dirigés l’un vers l’autre. Deux yeux bleus sur un visage pâle encadré par de sombres cheveux châtains. Elle te paraissait bien jeune, mais de par sa tenue, et surtout la conversation que vous avez eu, tu te doutais qu’elle ne faisait simplement pas son âge. En revanche, tu ne pensais bien si bien dire… Euh, penser, plutôt. Elle répondit donc à ta question ; elle était bibliothécaire à l’école des héros.

« Vous voulez parler de la Heroes’s SUP, n’est-ce pas ? »

No shit, Sherlock ! Tu n’avais vraiment que ça à dire ? Il y a des moments comme celui-ci ou tu as le don de me décevoir. Tu ne pouvais pas dire qu’elle vivait entourée d’art littéraire et qu’elle avait donc à moitié tort ? Oh, peut-être est-ce parce que tu t’es fourvoyée sur le sens de profane, tu n’avais simplement pas envie de te tromper à nouveau. Un silence –encore un, a croire que ta chanson éponyme se prêterait bien à la situation- plus tard, et l’employée de la SUP t’avoua vouloir prendre la plume elle-même un jour. Tu fermais les yeux et répondit.

« Je ne pense pas être du niveau de Shia LaBeouf pour pousser les gens à réaliser leurs idéaux, mais je peux au moins vous dire que j’ai bien dû prendre le micro un jour pour devenir chanteuse… »

Tu aurais pu également dire que c’est en forgeant que l’on devient forgeron, mais tu préférais visiblement tourner les expressions à ta manière plutôt que de les réutiliser telles quelles. Tu devenais plus bavarde, mine de rien. Tu es nettement moins morose que lors de ton entrée dans la galerie, c’est une certitude.

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Sam 23 Jan - 10:11



Silence...


Feat Viviane Castelain

Viviane Castelain et Nano, deux nom bien différent pour une seule et même personne. Je ne m’étale pas en réflexions inutiles, satisfaite de pouvoir simplement me dire : « J’entendrai de nouveau cette voix ». Après tout, même si un nom peut révéler bien des chose à qui sait l’interpréter il s’avère que je n’ai ni ce talent ni la patience de le faire là, assise dans ce musée, en train de tenir cette discussion banale. Ce qui est commun n’est pas forcement désagréable, je me suis fait à cette idée il y a bien longtemps mais là je ne peux m’empêcher de profiter de ce moment.

Je hoche doucement la tête pour répondre à sa question sans grand intérêt à propos de l’école. Je suppose qu’elle ne l’a posé que pour s’assurer de ne pas faire d’erreur pour la suite de notre discussion. Mais, serait-ce mon commentaire sur sa mauvaise utilisation du mot « profane » qui la pousse à prendre de tel précaution ? A vrai dire, je peux aisément imaginer que Viviane ait un gros manque de confiance en elle-même. De là on peut pousser un peu plus loin l’hypothèse et dire que c’est par la musique et la chanson qu’elle réussit à s’échapper. Cela peut sembler être un cliché mais ce genre de mortel est tellement répandu.

La jeune chanteuse prend la parole pour me pousser à faire le premier pas vers la plume, je le comprend bien, cependant je dois avouer ne pas du tout saisir la référence à propos de ce Shia LaBeouf. Je suppose que l’incompréhension à du se lire sur mon visage avant que je ne l’exprime avec des mots.

« Mmh, excusez moi mais qui est Shia Labeouf ? Enfin, je suppose que ça doit être une personnalité connue mais je dois avouer ne jamais en avoir… » ce qu’il reste d’un souvenir futile me traverse l’esprit « C’est un acteur n’est-ce pas ? »

Il me semble bien avoir lu son nom au détour d’une affiche publicitaire pour un film ou dans une des rare critique cinématographique que j’ai lu durant le vingt et unième siècle. Il est vrai que ce septième art a fait énormément de progrès depuis sa naissance mais une fois le moment de « buzz » passé je ne lui ait pas porté de grand intérêt. Je retourne finalement vers le sujet principal de l’innocent encouragement de Viviane.

« Vous pouvez être sur que je prendrai fatalement le plume en main un jour ou l’autre. Cependant je me suis fixé un objectif à atteindre et j’ai peur que commencer à écrire ne le voile. J’ai donc pris la décision de ne pas écrire avant d’être satisfaite. »

Je sourit. Je sourit comme si je voulais la rassurer mais au fond je replonge de nouveau dans de désagréables tourments. Lire est ce que l’on peut appeler ma « passion » et écrire serait mon « rêve », cependant je me suis obliger à n’écrire qu’une fois mon travail accompli. Et si ce jour n’arrivait jamais ? Me suis-je condamné à poursuivre l’impossible sans jamais penser à ma propre personne pour les siècles et les millénaires à venir ? Mon visage arbore une expression pensive, absente, même si il ne trahit en rien mon trouble.

Mais il est étrange de vois comment le corps humain est fait, cherchant toujours à traduire ce qui se passe au plus profond de son possesseur. Sans m’en rendre compte ma main a glissé dans mon sac posé sur mes genou afin d’en tirer ma pièce fétiche. Cette pièce doré, souvenir de ma ville « natale » carthage, est comme une preuve irréfutable de la longueur de mon voyage. Toujours plongé dans mes pensées je ne vois pas mes doigts jouer avec elle comme des dizaines de fois auparavant. Soudainement ma main se referme sur le petit disque doré.

« Mais je suppose que si je pense ainsi je pourrait attendre longtemps, peut être vaut-il mieux tenter sa chance ? Enfin, j’y réfléchirai plus amplement chez moi. Mais dites moi, puis-je savoir ce qui vous a poussé vers la musique dans un premier temps ? »


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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Lun 25 Jan - 14:24


Silence

feat. Lyssa Cyrene

 

Au vu de l’expression de ton interlocutrice suite à ta reference, tu en as conclu qu’elle ne l’avait vraisemblablement pas saisie. Et pourtant, même toi qui n’était pas particulièrement informée des tendances et des buzz sur internet, tu avais entendu parler de cet acteur ; majoritairement pour ce qu’il a fait hors de son activité principale, en vérité.

« C’est un acteur, en effet, mais il s’est rendu célèbre par bien d’autres choses. Comme une vidéo sur internet intitulée "Just do it" qui est un speech qui motive à poursuivre ses objectifs. Il a fait bien d’autres choses, mais je vous laisse vous documenter à son sujet. »

Après ce petit aparté pour expliquer ta référence, la conversation revint au désir de la bibliothécaire d’écrire, qui ne se réaliserait que lorsqu’elle atteindrait un objectif précis, selon ses dires. Elle sourit. Mais pourquoi ce sourire te semblait si forcé, tel un sourire de façade? Peut-être à force d’en avoir vu; tu finissais par les reconnaître en un instant. Un peu comme si finalement elle se disait qu’écrire ne se résumerait qu’à une utopie, un idéal inatteignable ; un rêve, rien de plus. C’est aussi la manière dont du concevais ton bonheur, en un sens. Elle se plongea dans ses pensées et tu la vis sortir, presque machinalement, une étrange pièce. Enfin, étrange ; plutôt inconnue à tes yeux, pour dire vrai. Ou elle était originaire d’un pays lointain, ou elle avait beaucoup voyagé, ou encore tenait-elle cette pièce d’un proche qui lui voyageait beaucoup. Mais qu’importe, là n’était pas la question, tout en finissant sa déclaration, reprenant ensuite les questions. Bien qu’elle comptait réfléchir chez elle, tu ne puis t’empêcher de donner ton avis à ce sujet.

« Vous pourriez essayer tout de même, ne serait-ce qu’en guise de brouillon. Croyez-moi, aucune de mes chansons n’a été écrite du premier coup. On commence tous par des ratés. Le tout est de savoir surmonter ses obstacles et toujours plus peaufiner pour arriver à un résultat qui peut nous satisfaire… »

Marquant une pause, tu t’enfouis un moment dans tes souvenirs pour te rappeler comment  ta voie s’est tracée dans la musique.

« Depuis mon plus jeune âge, je suis une amatrice de musique… Lors de ma scolarité, j’avais toujours d’ecellentes notes dans cette matière. Pour une fois que quel qu’un trouve utile d’enseigner cela à l’école… C’est par la suite, lorsque j’ai dû choisir une orientation, que je me suis dirigée, de manière hasardeuse, je l’admets, vers la musique. Je ne me voyais pas faire autre chose… La musique est pour moi le seul moyen de surmonter les difficultés de la vie ; et je pense qu’en faisait autre chose, je n’aurais pas tenu le coup jusqu’à aujourd’hui… »  

Tu fermais les yeux à nouveau, pensant à ton parcours. Ta vie n’est pas une nuance de gris, plutôt une succession de noir et de blanc ; une réussite teintée de désespoir. Puis, la pièce te revint en tête et en supposant que ton interlocutrice ne venait pas de Laurel, tu voulus alors lui demander ce qui l’avait amenée en ces lieux. Enfin, si effectivement elle n’était pas du coin.

« Sans vouloir me montrer indiscrète, puis-je savoir d’où vient cette pièce ?  »   
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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Mar 26 Jan - 11:35



Silence...


Feat Viviane Castelain

Je l’écoute, mon regard voyageant entre son visage, ma pièce fétiche et le reste de la pièce. J’écoute son explication quant à Shia Labeouf en acquiesçant après qu’elle eut fini, j’écoute sa nouvelle tentative de m’encourager à me lancer dans le monde de l’écriture. Je dois admettre être tentée plus que jamais de prendre la plume ou du moins un stylo afin de coucher quelques idées sur le papier. Mais ce soir en rentrant chez moi je commencerai par écouter quelques morceau de cette jeune femme et peut être chercherai-je à voir cette vidéo qui semble être une référence bien connue. Encore une fois je place des barrières entre l’écriture et moi-même, mais après tout n’est-ce pas pour le bien de ma tache ? Celle la même qui vaut tous les sacrifice du monde.

Je l’écoute encore, cette fois ci en la regardant droit dans les yeux, lorsqu’elle m’explique finalement comment sa vie à croisé celle de la musique. Une belle histoire très classique parmi les nombreuses quêtes de bonheur afin d’outrepasser la fragilité humaine. Viviane Castelain aurait fait un très bon personnage principale de pièce de théâtre tragique, malheureusement elle vit à la mauvaise époque pour inspirer un quelconque auteur de théâtre de ce style. Et surtout elle vivait dans la mauvaise ville, la violence semble être à Laurel une des rares valeurs à laquelle tous les habitants peuvent se rattacher.

« Votre vie ne semble pas être des plus aisée. C’est une bonne chose que vous ayez rencontré la musique. »

Je dois moi aussi remplir mon rôle et soutenir un minimum cette petite chose fragile qui comme moi cherche certainement un peu de paix dans cette discussion. Je vois son regard se remplir de l’étincelle de la curiosité lorsqu’il se pose sur la pièce dorée qui continue de danser entre mes doigts. Je reçoit sa question avec un petit sourire, un vrai cette fois, nombreux sont ceux qui s’intéressent à ce petit bout de métal mais la plupart ne font que le convoiter. Je sens que ce qui guide la question de Viviane n’est qu’une interrogation supplémentaire sur ma personne à travers ce qui m’entoure.

« De Numidie. Il est normal que ce nom ne vous dise rien, aujourd’hui cette région correspond à la Tunisie, du moins en partie. C’est un drachme carthaginois qui est bien plus vieux que tout ce qui se trouve ici. »

Tout, mis à part moi évidemment mais ce n’est pas un sujet que je tiens à amener dans cette discussion. Je n’en profiterai pas de la même façon en étant pas une simple humaine aux yeux de la jeune chanteuse.

« C’est un héritage. Une vieille manie de la famille de conserver toute sortes d’objets qui au final deviennent des miettes de pain dans l’histoire qui permettent de retrouver le chemin qu’on a parcouru jusque là. »

La famille, voilà la seule chose qui est un mensonge dans ce que je viens de dire puisque la mienne est enfermé je ne sais ou et attend patiemment de retrouver sa liberté. Mais cette explication avait tout pour elle, elle est cohérente, agréable car romancé et surtout elle est dites par quelqu’un qui y croit. Je considère vraiment cette pièce comme un repère de mon histoire, exactement comme la montre à gousset dont la chaine dépasse légèrement de mon sac, comme le colt qui lui aussi doit reposer au fond ou même le masque vénitien d’Abaddôn. Des fragments qui restent la pour me rappeler le chemin qui s’étend derrière moi.

« Au fait, je ne me suis pas présenté. Lyssa Cyrene. Dites moi, seriez vous d’accord pour que l’on progresse dans l’exposition ? Evidemment si vous préférez rester ici, nous continuerons ici, mais je me sent moins morose qu’à mon arrivée et je pourrai ainsi vous montrer le passage asiatique de Van Gogh. Qu’en dites vous ? »


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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Mer 3 Fév - 4:39


Silence

feat. Lyssa Cyrene


Ta vie ne semblait pas des plus aisées, parce qu’en effet, tu en avais vu de toutes les couleurs. Enfin, même si la plupart de tes malheurs sont de mon fait, bien que même avant ma première manifestation la vie ne t’avait pas fait de cadeau. Etais-tu donc prédestinée à être le bouc émissaire du destin ? Je l’ignore. Pensive, tu méditais quelques instants sur les paroles de la littéraire, répondant sans vraiment t’en rendre compte avec les pensées te venant en tête, tandis que ton regard s’était à nouveau perdu parmi les tableaux.

« Sans elle, j’aurais certainement profité des nombreuses occasions que j’avais d’écourter mes jours… »

… Ou comment exposer clairement tes intentions suicidaires. Très subtil, Viviane, j’aime beaucoup. Heureusement que tu n’as jamais réalisé cette volonté de casser ta pipe, j’en serais fort dépourvu. Mais qu’importe, maintenant tu chantes et cela suffit à te rendre assez heureuse pour ne pas te jeter d’un pont. Ce n’est qu’après que la discussion avait dérivé vers le disque de métal de la bibliothécaire, lui arrachant un sourire largement plus sincère que le précédent. Je me demande bien pourquoi, mais qu’importe. Le disque de métal provenait de Tunisie, d’un temps où elle ne s’appelait même pas ainsi. Allons-bon, je n’avais aucun souvenir parlant de ces terres, mais je pouvais affirmer qu’elle avait tort quant au fait qu’il n’y avait rien de plus vieux dans cette pièce. Oh, une seconde, je n’ai rien dit ; malgré mon ancienneté, je n’ai aucune forme physique. Peut-on dire alors que je me trouve dans cet endroit ? Cela ferait un bon sujet de philosophie. Tu commençais à te poser des questions concernant l’acquisition de ce bien, mais la réponse te vint bien vite tant elle fut évidente : un héritage de famille. Elle était plus chanceuse que toi côté héritage, si je puis me permettre.

« Je vois. Vous êtes donc originaire de Tunisie, ou bien est-ce que vos parents ont déménagé ici avant votre naissance? »

Avant de te répondre, elle en profita pour se présenter. Lyssa Cyrene. Tu ignorais si la consonance était effectivement étrangère, ce qui est sûr, c’est que ton nom est largement plus représentatif de tes origines. Elle t’avoua vouloir visiter d’autres parties de l’exposition, après avoir vu son moral remonter légèrement, tout comme le tien.

« Hé bien, ayant moi-même eu ma période asiatique, je serais curieuse de voir comment un artiste d’un autre genre a pu voir son passage du côté oriental de cette terre… »

Te levant, tu attendis que Lyssa fasse de même pour continuer ta visite.

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Ven 19 Fév - 13:49



Silence...


Feat Viviane Castelain

« Disons que les racines de ma famille partent s’enfoncer en Tunisie mais qu’elles se sont étendues très loin depuis. Je ne sais pas si l’on peut dire que je viens du Maghreb, quoi qu’il en soit c’est moi et non mes parents qui est venu m’installer ici. »

Cela dit je me lève pour la rejoindre sur le chemin qui mène à la suite de l’exposition. Je donne quelques petits coups sur mes habit afin de les débarrasser d’une poussière inexistante comme je le fais à chaque fois pour mes livres. Je m’arrêtes quelques seconde pour observer ce mouvement machinal de ma main en me disant qu’au final je n’ai rien de parfait. Du moins rien de plus que les mortels et les autres créatures qui peuplent ce monde. Ou je ne suis plus parfaite, peut être est-ce mieux formuler. La nostalgie, je tente d’atteindre de vieux souvenirs du temps ou j’était encore entière et une mais tous se perdent dans l’obscurité. Peu importe, ce n’est pas le temps de penser à ça.

Je n’ai pas rebondit sur les quelques mots emplis de fatalité que Viviane a laisser échapper. Je ne sais pas comment réagir en tant qu’être vivant à des pensées telles que le suicide, la mort m’accompagne mais ne croisera jamais mon chemin. Mais si je ne puis mourir, suis-je vivante ? Voilà une question qui apparait dans bien des ouvrages, une bonne question afin d’attiser un débat philosophique. Pour ma part je pense que oui, c’est parce que je vis que je peux parler de la mort avec cette jeune femme, c’est simple. Et puis de toute manière dans une époque comme la notre il y aura toujours des simples d’esprit qui affirmeront « tout ce qui saigne peut être tué », pour eux je n’ai tout simplement pas encore trouvé ce qui est capable de mettre fin à mes jours.

« Je vous préviens, son travail est diamétralement différent. »

L’on avance à travers les couloirs blancs, suivant le flot de personne pour qui cette journée est aussi banale que la précédente et que le sera la suivante. Je reste silencieuse, je marche tranquillement le regard perdu dans le vide et je me demande. Est ce que l’existence de quelqu’un capable de menacer ma vie rendrait celle ci plus interessante ? Moins monotone ? Possible, probable même. Malheureusement c’est impossible et je me perds encore dans de douces chimères. Loin de moi l’idée de vouloir mettre un terme à mon existence, seulement au bout de plus de deux millénaires l’ennui et la fatigue vous gagne. La determination s’efface.

Une nouvelle salle s’ouvre devant nous et je commence à passer devant chaque tableau accroché aux murs. Je ne fais plus vraiment attention à la jeune femme, me disant que j’irai recueillir son avis une fois sa propre découverte terminée. Evidemment comme je connais déjà une grande partie du travail de l’artiste je m’attarde bien moins que pour un premier regard, je me retrouve donc rapidement de nouveau assise. Cependant cette fois ci mes yeux ne restent pas fixes, ils suivent la jeune femme à la chevelure verte dans son voyage. Je ne me lasse pas de l’observer, tout s’efface autour d’elle et ce n’est pas si désagréable.

Sans détacher mon regard de sa silhouette je plonge ma main dans mon sac afin d’en sortir mon carnet pour noter tout ce que j’ai appris sur la petite chanteuse jusqu’à maintenant. Je m’en voudrai éternellement si ce soir son nom m’échappait, et parler d’éternité est un euphémisme. Quelle n’est pas ma stupéfaction lorsque je comprend que je ne suis pas la seule à chercher quelque chose dans mes affaires, c’est étrange j’aurai juré que ce sac m’appartenais. J’attrape fermement la main étrangère avant de tourner à contre coeur la tête comme une marionnette. Nouvelle surprise lorsque je vois la silhouette du petit voleur rayonner. En temps normal j’aurai retenu chaque trait de son visage pour mieux les désassembler plus tard ou bien je lui aurai immédiatement arraché le coeur. Mais je passais un moment agréable que sa présence gâchait.

Il tente tant bien que mal d’échapper à mon emprise mais je ne le permet pas. Je m’approche peu à peu de son oreille avant de lui chuchoter d’une manière tout sauf rassurante.

« Petit humain, tu me déranges. »

Ces simples mots suffisent à le faire déglutir. Décidément les enfants sont facilement impressionnable. Je relâche sa main et il tombe en arrière avant de se relever pour prendre ses jambes à son cou. Je souris légèrement avant de retourner à l’observation de ma petite chanteuse.

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Dim 6 Mar - 17:42


Silence

feat. Lyssa Cyrene


 Donc c’est elle-même qui avait fait le déplacement jusqu’à cette fameuse ville. Tout comme toi en fait. Mais était-ce pour les mêmes raisons ? Chose que tu irais vérifier plus tard, peut-être. Innocente question que de demander les raisons de sa venue ici, non ? Enfin moi c’est ce que je ferais. Enfin… Non, euphémisme, j’aurais sûrement fait usage de ma capacité à voir les souvenirs d’autrui… D’usage, les mortels réagissent de manière plutôt négative lorsqu’on les embrasse sans crier gare. Je ne les comprendrais décidément jamais… Comme cet étrange reflexe de la part de ta nouvelle connaissance. Elle n’avait pourtant pas passé tant de temps ici, alors pourquoi se dépoussiérer ? Enfin, si je devais lister la liste des gestes paroles ou manies irrationnelles que je pouvais constater, je n’aurais certainement pas terminé dans le siècle à venir, même si j’avais commencé au début de mon existence. Après un instant ou je peux déduire qu’elle réalisait l’inutilité de son action, elle s’emmena vers une autre salle ou était exposé la période asiatique de Van Gogh. Le tout en passant dans un couloir plein de monde. Heureusement, soit parce que l’on ne te reconnaissait pas en civile comme étant Nano ou soit parce que ton public n’était pas fan d’expositions de ce genre, on ne t’avait pas encore interpellée pour te demander un autographe. Non seulement tu n’en avais pas envie, mais de toute manière tu préférais t’occuper de ça en concert ou lors d’évènements appropriés. Tu avais ta vie à côté de ça, bien qu’elle soit bien plus monotone et tourmentée.

Une fois arrivées, ta compère préféra s’asseoir, pour te laisser parcourir les tables à ta guise. Tableaux qui ne te laissaient point de marbre. Ils t’intriguaient en fait. Indéniablement, on pouvait reconnaître le style de l’artiste, mais calqué sur le principe des estampes japonaises. Donnant au tout un résultat en effet assez peu habituel. On ne pouvait pas non plus dire que tu appréciais ces œuvres. Et encore, peut-être me trompe-je. Mais tu les inspectais tous avec minutie, passant bien plus de temps sur chacune de ces toiles que sur toutes-celles que tu avais pu voir dans la salle précédente. Le départ de ta morosité était peut-être le moteur de cet intérêt pour ces peintures. Une fois ton examen terminé, ton regard se reportait vers la bibliothécaire. A quelques mètres, un gamin fuyait. Qui était-ce, pourquoi ? Aucune idée. Tu te contentais de lever un sourcil devant ce tableau –si je puis me permettre l’expression- et tu retournais t’asseoir à côté de la jeune femme, et parcourut de l’œil la galerie, à nouveau.

« Très différent en effet. Et pourtant, on peut quand même reconnaître le style par touches de pinceau. J’admets que le mélange de ce style et des estampes japonaises donne quelque chose d’intéressant. Spécial. Qui ne me déplaît pas, je dois dire. »  

Après ce petit commentaire, tes yeux se posèrent sur elle à nouveau.  Pour reprendre la discussion précédente, si elle n’avait autre chose à dire sur les œuvres exposées. La ou tu te posais la question des raisons de sa venue dans cette ville, en l’occurrence. Se pourrait-il qu’elle soit comme toi dotée ? Enfin, peut-être poses-tu la question comme simple sujet de discussion, curiosité qu’en sais-je. Il est peu probable que tu parles de ton don aussi tôt et en public. Enfin, il est vrai, il n’y a pas grand monde qui comprend le français ici. D’ailleurs, elle parle plutôt bien le français, cette bibliothécaire tunisienne. Polyglotte ? Elle a appris dans des livres ? Ou elle cachait autre chose. Le mystère est entier.

« Dites-moi, qu’est-ce qui vous a amené dans cette ville, si ça n’est pas indiscret ? »  
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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Dim 6 Mar - 20:11



Silence...


Feat Viviane Castelain

Une fois son tour de salle terminé je vois Viviane revenir dans ma direction, l’intérêt qu’elle avait porté aux différentes pièces de cette pièce contrastait avec son indifférence face au bien plus connu tableau devant lequel nous étions posées. Etant moi même une amatrice de cette période je dois admettre être ravie de constater cet écart. La distance entre nous se réduit et j’ai soudain le sentiment d’avoir oublié quelque chose avant de me rendre compte que j’ai oublié de noter le nom de scène de la jeune femme. Je la sent s’installer à mes côtés pendant que je tire de mes affaires de quoi écrire le nom complet de l’artiste suivit de ces quatre lettres qui désignent sa seconde identité. La comparaison avec les super et leurs noms de héros ne me vient pas sur le moment, Abaddôn s’est bien éloigné de moi depuis mon entré dans ces lieux.

Je ne rebondit pas sur son avis des oeuvres de la pièce et me contente d’afficher un air satisfait, une bien belle analyse du travail de l’artiste si il faut que je donne mon avis mais je ne pense pas cela nécessaire. Le silence reprend ses droits pendant quelques seconde, je me rend compte qu’il y a bien plus de monde qu’au moment ou je suis arrivé. Serait-ce une heure de pointe ? En tout cas cela pourrait devenir fatiguant si le brouhaha monte de trop mais j’ose espérer que les mortels qui viennent visiter un musé ont un minimum de respect pour la tranquillité de leur congénères. Une nouvelle question survient d’entre les lèvres de la jeune femme aux cheveux colorés, j’y réfléchit quelques instant avant de la regarder en face pour lui répondre.

« Pour la même raison que beaucoup de migrant ces dernières années je suppose. Par curiosité de rencontrer d’autres doté, tout simplement, et parce que je le pouvais. Tout comme j’ai beaucoup voyagé. »

Je n’ai aucune gène a annoncer ma situation de « dotée » à mes concitoyens et ce n’est pas avec elle que je ferai l’exception. J’observe son visage et je me demande si elle aussi est venue dans cette ville pour les même raison, après tout elle est jeune et visiblement originaire de France. Pour pousser une étrangère à venir dans cette ville précisément ce ne serait pas si surprenant que ça. Il suffit de voir le nombre de non-américain dans les rangs de la Heroe’s Sup pour comprendre que Laurel est une ville qui mérite largement la qualification de pôle international.

« Puis-je vous retourner la question ? C’est assez rare de rencontrer une française, non une francophone excusez moi, dans cette ville. »

Il est vrai qu’il ne faut pas que je m’avance trop sur ses origines, après tout même si le français n’est pas une langue très répandue à travers le monde la France n’est pas le seul pays à l’utiliser. Cependant… chacun d’un affiche un accent bien déterminé et si mon oreille n’est pas trop usé par l’anglais il ne me semble pas en avoir senti le moindre dans la voix de la petite chanteuse. Je prend mes précautions, bien trop nombreux sont les exemples d’individu dont l’honneur est fortement lié à leur pays d’origine. Rien que de penser à la réaction d’un québécois à qui l’on dit qu’il est canadien me rempli de sentiments contradictoire. Et le résultat est loin d’être positif.

La petite chanteuse, Viviane, semblait avoir ouvert sa curiosité avec le départ de sa morosité et cela ne m’étonnerait pas le moins du monde de la voir m’interroger plus en profondeur sur mon « don ». Cependant c’est le genre de question que j’aimerai voir arriver le plus tard possible, non pas que mentir me pose un problème quelconque mais si… je n’ai pas envie de le faire pour le moment.

« Serait-il possible que vous aussi soyez une « dotée » ? Au delà de votre voix et de la musique j’entends. »

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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Sam 19 Mar - 16:46


Silence

feat. Lyssa Cyrene


Hé bien, tu avais plutôt bien deviné, la raison de la venue de la bibliothécaire dans cette ville si étrange. Tout comme toi, c'était lié à son don, mais pas de la même manière. Elle souhaitait rencontrer d'autres dotés -c'était réussi avec toi, d'ailleurs- alors que de ton côté ce que tu cherchais dans cette ville, c'était un moyen de te débarrasser de ton don, de te débarrasser de moi. Penses bien que tu n'accompliras pas ceci de sitôt, ton ascendance en fut témoin. Madame était aussi une voyageuse. On ne pouvait pas vraiment dire la même chose de ta personne, bien que ta vie t'ait menée de la France au Japon pour finir ici. Mais ça n'était pas pour le plaisir de voyager, ni pour faire du tourisme, même si tu passerais bien quelques vacances au japon un de ces quatre. Non, tu es plutôt sédentaire en vérité, tu aimes rester à ce que tu connais. Peur du changement, peut-être? Et pourtant, du changement, tu ne demandes que ça dans ta vie, peut-être crains-tu que ces derniers ne soient pas à la hauteur de tes espérances, tout simplement.

Tu n'allais pas révéler ta condition de dotée, pas tout de suite. Et puis elle ne t'a encore rien demandé à ce sujet. T'ouvrirais tu à mon sujet, si elle le faisait? Tu préfères habituellement te taire à mon sujet, ton plus grand malaise, bien que tu n'aies simplement pas conscience de ce que je puis t'offrir.

« Je vois, après tout, de ce que j'ai compris, les gens de l'extérieur venant ici ont souvent une raison liée à la condition de doté. »  

Elle te retourne ensuite ton interrogation en soulignant la rareté de la francophonie dans la zone. Il est vrai, c'est bien la première personne parlant ta langue natale que tu avais croisée depuis ton arrivée à Laurel. Mais bon, la langue de Shakespeare ne te dérangeait pas, tu la maîtrisais sur le bout des doigts, tout comme le japonais. Tu pouvais parler les deux langages avec le français, le tout sans afficher un accent particulier qui pourrait trahir tes origines. Tu te tus un moment, réfléchissant peut-être à si oui ou non tu voulais parler de ton don. Mais après tout, rien ne t'empêchait de déclarer que tu étais dotée sans pour autant préciser la nature de ton don, après tout, c'est exactement ce qu'elle avait fait Passé le moment de Silence, elle pris la parole une fois de plus en insinuant que tu possédais également un don. Mais d'abord, tu répondis à ses interrogations concernant tes origines, après tout, elle s'était rattrapée en se souvenant qu'être francophone n'était pas forcément être française, et bien que tu n'avais ni l'accent québecois, ni belge, ou encore aucun autre qui soit particulièrement reconnaissable.

« Vous ne vous méprenez pas, je suis bien originaire de France. Concernant ma venue ici, elle est également liée à ma condition de dotée, dont j'aimerais m'affranchir, à vrai dire. Ce qui répond à votre interrogation sur le fait que je puisse avoir un don... »

C'est beau de rêver, Viviane.


Dernière édition par Viviane Castelain le Dim 20 Mar - 13:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Silence (Ft. Lyssa) Dim 20 Mar - 9:58



Silence...


Feat Viviane Castelain

La mélancolie. Lorsque j’ai passé le seuil de ce musée c’était avec le profond sentiment de l’échec, la seule chose qui habitait mon esprit. Désormais l’idée que peut être jamais ma quête ne trouvera sa fin a disparu. Peut-être ce désagréable pressentiment était un reflet de la vérité, peut être pas. En tout cas je n’ai plus à m’en appesantir grâce à cette jeune femme, Viviane Castelain. Je la regarde s’exprimer, tout comme moi depuis notre rencontre son visage semble s’être un peu plus teinté de vie et pourtant il restait si sombre. Les allusions aux malheurs qui jonchent son existence avaient été nombreuses et une nouvelle réponse vient de s’ajouter au tableau.

Sa voix s’éteint, elle ne répond que brièvement à mes questions. Après tout n’ai-je pas fait la même chose ? Je ne pousse donc pas plus loin la conversation, profitant simplement de ce moment de calme. Je tente de comprendre, d’imaginer ce qui a bien pu assombrir sa vie. Cela ne fait que quelques décennies que les dotés se sont multipliés, aux yeux des mortels ceux qui comme moi sortent de l’ordinaire depuis bien plus longtemps ne sont que de rares exceptions. Mais il y avait tellement de possibilités que je ne peux pas espérer imaginer quel peut être le don de cette petite chanteuse. L’épisode du croupier avait bien prouvé que l’on peut trouver vraiment n’importe quoi comme sorte de don, et pas forcement positif pour leur propriétaire.

Les visiteurs continuent d’affluer dans la salle, certains viennent même s’installer à nos côtés, mais aucun ne vient nous troubler. Je ne la regarde plus, ou du moins mon regard n’est plus rivé sur elle comme il a pu l’être lorsque je la découvrais. Et elle ? Je n’en sais rien. Peut-être, bien que je ne pense pas cela probable. Je n’ai pas besoin de répondre à cette question, je me contente de laisser mon regard flotter sur le travail du peintre. Peut-être aurai-je du rendre visite à cet homme quand j’en avais l’occasion ? Pourquoi donc cette pensée traverse-t-elle mon esprit ? Ce moment n’a plus besoin de mot, le Silence lui va beaucoup mieux.

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Silence (Ft. Lyssa)

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